vendredi 9 décembre 2011

Chère Père Noël...

Je sais que je n'ai pas été toujours sage cette année mais j'ai fait de bonnes actions aussi, tu sais (je peux te tutoyer, dit, Père Noël?)! Et de toute façon, considère mes petits « écarts de conduite » comme étant des folies passagères… des moments qui rendent la vie si imprévue et agréable. Alors donc, s’il-te-plaît, je te prie de faire fi de tout ça et d’acquiescer à mes demandes. Les voici :

-         Un ouvre boîte. Pas électrique… rien de patante-à-gosse. Juste un bon vieil ouvre-boîte qui fonctionne. J’en ai acheté trois en deux mois et rien à faire… Je finis toujours par ouvrir ma canne de thon avec un couteau. Avant qu’il me manque un doigt, s.t.p. Père Noël.

-         Des adapteurs. Je crois avoir fait sauter mon réveil matin et mes colonnes de sons parce que les prises de courant sont de 200 Watts seulement. Quinze minutes connectés et PAF! Pourrons-nous les réchapper, Père Noël?

-         Du vin et du fromage. Tu dois savoir qu’en Bolivie, le vin est trop fruité et le fromage trop salé, sans grande variété (j’ai quand même mis la main sur du Parmesan respectable). Je vendrais ma mère (mea culpa maman) pour un bon Cahors qui t’arrache la gorge. On s’organise une soirée, Père Noël?

-         De la simplicité. On dira ce qu’on voudra contre les centres-d’achats du temps des fêtes, mais tu ne sais pas ce que je donnerais pour pouvoir faire mes emplettes dans un seul et même endroit. Deux demies journées déjà à essayer d’acheter des cadeaux et j’en suis qu’au quart de mes achats. (En écrivant, je me rends compte que je viens d’associer « simplicité » et « centre-d’achats ».) Mais si tu faisais un boulot efficace, Père Noël, avoue que je n’aurais besoin de rien acheter!

-         Des visiteurs. Sur ton chemin, Père Noël, donnerais-tu un lift à quelques êtres chers et les lâcher au-dessus de ma maison, s.t.p.? Tu dois surement passer par là anyway (en espérant que tu passes par là parce que les enfants ici ont bien besoin de toi). J’te donnerai 4 bolivianos par tête pour le lift!

Je pourrais aussi te demander la santé (mais ça je m’en charge), les voyages (m’en charge aussi), l’amour (ça, les voyous vont s’en charger).

Gracias anticipadamente… (Dit, comment ça se dit Père Noël en espagnol?)

mercredi 7 décembre 2011

Décore ta vie

Feel like a women
Desfois, j’me pose sérieusement des questions sur ma féminité. Exemple actuel qui entraîne ce questionnement / Mise en contexte : Deux mois que je suis ici. Deux mois que j’ai des murs blancs. Deux mois que je me dis « Un peu de déco, ça ferait pas de tord ». Deux mois que je pense m’acheter des plantes, des coussins, des tits-gugusses-qui-s’empoussièrent. Bref, deux mois que le temps passe.  Et maintenant… TADAM!  Folle comme un balai, j’me sens soudainement un peu plus chez-moi. Ce que j’ai acheté? Des tables de chevets et… un BBQ!!!
Et de un
Premier départ qui arrive à grand pas. C’en est un pour moi aussi, mais je parle plutôt du départ définitif d’un déjà-bon-ami. Après deux mois ici, un coopérant s’en va. C’est pas le premier ni le dernier… les gens arrivent et partent, et ça fait partie de la game. Mais ça « fesse » je trouve. D’une part parce que lui et moi formons (à la blague, les filles, calmez-vous!) le-vieux-couple-de-célibataires. De deux, parce que moi je reste et que je réalise que j’ai pas finit d’en voir partir. Et de trois, ben… je l’aime bien moi ce Miguelito...  
J’vais faire des trecks avec qui maintenant?!? À la revoyure, nouveau voyou!
Prêt pas prêt
Les billets sont achetés (de Sucre à Bagot. Le gros luxe!). À mon arrivée, on va déjeuner! Préparez-vous à un Xième party d’arrivée/départ-à-la-Virg 2011. Ce sera le dernier avant un bout. J’vous laisser tranquille avec ça pour 2012, promis. Alors prenez note : Rendez-vous à Bagot le jeudi 22 décembre à 9H40.
Pour les intéressé(e)s, je commence à me booker alors organisez-moi si vous voulez me voir (Vous l’savez que j’adore ça!). Vous avez jusqu’au 2 janvier.
SALUD!
Pour le moment, je soigne mon rhume à grand coup de tisane sans ponce. Et je ne me gratte pas l’avant-jambe droite couverte de piqure de fourmi (7).
J’vous laisse là-dessus
« Les guerres éclatent un peu partout et nous on danse. »  Paroles de Galaxie
Même les « travailleurs humanitaires » le font. On fait notre part aussi pour l’indice de développement humain. http://hdr.undp.org/fr/devhumain/