jeudi 22 mars 2012

Marc Anthony et Démagogie

S’ennuyer? Moi? S’ennuyer de manifester contre un gouvernement qui veut faire payer les étudiants pour sa dette accumulée? (Ok... que les économistes se calment, c’est « un peu » démagogue comme affirmation mais n’empêche.)

S’ennuyer? Vous avez vu ce que le retour de Jason Russell, fondateur de Invisible Children, lui a fait faire?!? (Ok. Je recommence avec ma démagogie. Mais re-n’empêche! C’est soit son retour, sinon le travail à l’international qui l’a rendu coucou.) Pour ceux qui ne savent pas… Kony’s 2012, la suite (beaucoup plus drôle mais moins populaire que le premier) http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/201203/21/01-4507867-le-realisateur-de-kony-2012-hospitalise-pour-trouble-psychotique.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B9_international_29810_accueil_POS2

T’inquiète. Marc Anthony et ses rythmes « calientes » s’occupent de moi. Quoi? Quétaine, vous dites? Danser, jamais!

Récemment, quelqu’un m’a affirmé (grande sortie, toujours dans la démagogie) que les filles du nord était froides et celles du sud… Bon, on a compris. Peut-être qu’il nous manque un peu de Marc Anthony, qui sait! J’ai écouté l’argumentaire so-so. Sans monter sur mes grands chevaux. Ça m’a valu un « Mais étrangement, pas toi! ». Ah bon? D’une part, j’ai toujours haïs le discours du genre « Les jeunes vous êtes tous de même mais toi, c’est pas pareil », qui s’apparente beaucoup au « chu pas raciste mais les bleus, blancs, rouges…  pas capable! ». Tout ça pour dire que, pourquoi moi c’est pas pareil?!? Le rythme, les amis! Le rythme! Déhanche-toi un peu, le moindrement librement sur une piste de danse et tu viens de perdre ton titre de gringuita-fria-de-norte-america.

S’ennuyer?

Anthony, mes hanches et moi, on vous répond : De quoi?!


Chez nous aussi il fait soleil vous savez ;)
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jeudi 1 mars 2012

Reconnaissance VS Égo

- Ça va pas? T'as une baisse? Démotivée? Tu cherches la motivation pour aller travailler?
- Oui, oui, ça va… 
(Habituellement, on en parle pas trop. On dédramatise. C'est la vie, ça arrive à tout le monde, non?)

Pas moi. Pour moi, la job ça a toujours été 2\3 de mon temps (voire même de ma vie) donc, ça se DOIT d'être une passion. C'est la raison pour laquelle je me lève le matin (du moins, 5 jours sur 7... c'est non-négligeable). C'est la raison pour laquelle j'ai passé environs 15 ans sur les bancs d'école. La raison pour laquelle je me suis endetté, j'ai déménagé, je me suis donné plus que j'ai été payé... Bref, j'ai toujours vu le boulot comme faisant partie intégrante de « pourcentage bonheur ».

- Ça va pas? Ça va passer, c'est temporaire...
(C'est clair... ça va passer... la majorité du temps, je serai motivée... et ça va revenir momentanément... et ça va repartir...faut pas s’inquiéter)

Finalement, la job, c'est comme le soleil. Quand y s'est pas montré le bout du nez depuis longtemps on grogne. On en profite quand il est là. Quand y'en a trop on re-grogne. On est capable de vivre sans, y'a pas juste le soleil dans vie… mais avouez que la plupart d'entre-nous vivrait bien à l'année en dessous.

- Ça va pas? Tu te sens pas utile? Mets ton égo de côté!
- Mon égo?!? 
(Mommy, lit bien ce qui suit... je viens de découvrir Quelqu'un)

Ça sert à quoi travailler si ce n'est que pour la reconnaissance que ça rapporte?
Reconnaissance monétaire: le salaire.
Reconnaissance professionnelle: une promotion. Le fameux "J’vais tu faire ça toute sa vie". Ai-je la possibilité d’y trouver un avenir plus "grand" que celui que j'ai présentement?
Reconnaissance sociale: Pour tout ceux qui, après le "Comment ça va" poursuivent avec un éternel "Tu fais quoi dans la vie?" sinon le "Pis? À ta job?" (notez que dans le premier cas, même si plus subtile, on ne s'attend pas ici à ce que vous nous parliez de vos passe-temps, ni vos passions, encore moins de vos enfants,  ni même tout autres êtres chers d'ailleurs).
 
Tout ça pour dire que la Reconnaissance fait partie intégrante du Travail. Ce n'est pas une question d'égo VS d'humilité que de vouloir être reconnu. C'est une démarche nécessaire! Ce qui me manque en fait ce n'est pas tant la reconnaissance de ce que je vaux (je l'ai jamais vraiment eu anyway...) c'est plutôt la reconnaissance de qui je suis. Pas dans le sens « popularité-les-gens-me-connaissance ». Dans le sens de « ça fait des années que je fais ça, vous pouvez me faire confiance et vous le savez ».
L'humilité, en fait, c'est être capable de se voir tel que l'on est. De reconnaitre ce dont on est capable. Ou à l'inverse, ne pas donner d'importance à la reconnaissance d'autrui face à nous, ce n'est pas d'être humble, c'est de la sous-estime de soi ou de la modestie mal placée.
 
- Ça va pas?
- Wowoui… ça va!

Culture générale
Paul Ricoeur (philosophe français contemporain) parle du parcours de la reconnaissance où:
"Il pose les bases d’une nouvelle éthique, où la reconnaissance est "reconnaissance de la puissance d’agir de l’Autre. La reconnaissance est alors une condition nécessaire de l’agir."
"Mais qu’est-ce donc que la reconnaissance ? Il faut deux temps. Le premier est actif : nous pouvons reconnaître quelque chose, quelqu’un, etc. Reconnaître prend son sens dans l’action perceptive et cognitive que nous opérons. Là Ricoeur s’appuie sur l’ensemble des théories de la connaissance et notamment celle du siècle des lumières. Enfin, dans un second moment, reconnaître implique une passivité. Le soi demande à être reconnu. Il faut entendre une reconnaissance objective de nous-mêmes, de notre identité, de nos valeurs. A ce niveau, Ricoeur désigne sa recherche phénoménologique. Nous ne pouvons (re)connaître que si, nous-mêmes, nous sommes reconnus, c’est-à-dire désignés comme altérité"

Paul Ricoeur travaillait entre la linguistique et la psychanalyse. Cet homme travaillait à l'international, c'est sur!