vendredi 9 décembre 2011

Chère Père Noël...

Je sais que je n'ai pas été toujours sage cette année mais j'ai fait de bonnes actions aussi, tu sais (je peux te tutoyer, dit, Père Noël?)! Et de toute façon, considère mes petits « écarts de conduite » comme étant des folies passagères… des moments qui rendent la vie si imprévue et agréable. Alors donc, s’il-te-plaît, je te prie de faire fi de tout ça et d’acquiescer à mes demandes. Les voici :

-         Un ouvre boîte. Pas électrique… rien de patante-à-gosse. Juste un bon vieil ouvre-boîte qui fonctionne. J’en ai acheté trois en deux mois et rien à faire… Je finis toujours par ouvrir ma canne de thon avec un couteau. Avant qu’il me manque un doigt, s.t.p. Père Noël.

-         Des adapteurs. Je crois avoir fait sauter mon réveil matin et mes colonnes de sons parce que les prises de courant sont de 200 Watts seulement. Quinze minutes connectés et PAF! Pourrons-nous les réchapper, Père Noël?

-         Du vin et du fromage. Tu dois savoir qu’en Bolivie, le vin est trop fruité et le fromage trop salé, sans grande variété (j’ai quand même mis la main sur du Parmesan respectable). Je vendrais ma mère (mea culpa maman) pour un bon Cahors qui t’arrache la gorge. On s’organise une soirée, Père Noël?

-         De la simplicité. On dira ce qu’on voudra contre les centres-d’achats du temps des fêtes, mais tu ne sais pas ce que je donnerais pour pouvoir faire mes emplettes dans un seul et même endroit. Deux demies journées déjà à essayer d’acheter des cadeaux et j’en suis qu’au quart de mes achats. (En écrivant, je me rends compte que je viens d’associer « simplicité » et « centre-d’achats ».) Mais si tu faisais un boulot efficace, Père Noël, avoue que je n’aurais besoin de rien acheter!

-         Des visiteurs. Sur ton chemin, Père Noël, donnerais-tu un lift à quelques êtres chers et les lâcher au-dessus de ma maison, s.t.p.? Tu dois surement passer par là anyway (en espérant que tu passes par là parce que les enfants ici ont bien besoin de toi). J’te donnerai 4 bolivianos par tête pour le lift!

Je pourrais aussi te demander la santé (mais ça je m’en charge), les voyages (m’en charge aussi), l’amour (ça, les voyous vont s’en charger).

Gracias anticipadamente… (Dit, comment ça se dit Père Noël en espagnol?)

mercredi 7 décembre 2011

Décore ta vie

Feel like a women
Desfois, j’me pose sérieusement des questions sur ma féminité. Exemple actuel qui entraîne ce questionnement / Mise en contexte : Deux mois que je suis ici. Deux mois que j’ai des murs blancs. Deux mois que je me dis « Un peu de déco, ça ferait pas de tord ». Deux mois que je pense m’acheter des plantes, des coussins, des tits-gugusses-qui-s’empoussièrent. Bref, deux mois que le temps passe.  Et maintenant… TADAM!  Folle comme un balai, j’me sens soudainement un peu plus chez-moi. Ce que j’ai acheté? Des tables de chevets et… un BBQ!!!
Et de un
Premier départ qui arrive à grand pas. C’en est un pour moi aussi, mais je parle plutôt du départ définitif d’un déjà-bon-ami. Après deux mois ici, un coopérant s’en va. C’est pas le premier ni le dernier… les gens arrivent et partent, et ça fait partie de la game. Mais ça « fesse » je trouve. D’une part parce que lui et moi formons (à la blague, les filles, calmez-vous!) le-vieux-couple-de-célibataires. De deux, parce que moi je reste et que je réalise que j’ai pas finit d’en voir partir. Et de trois, ben… je l’aime bien moi ce Miguelito...  
J’vais faire des trecks avec qui maintenant?!? À la revoyure, nouveau voyou!
Prêt pas prêt
Les billets sont achetés (de Sucre à Bagot. Le gros luxe!). À mon arrivée, on va déjeuner! Préparez-vous à un Xième party d’arrivée/départ-à-la-Virg 2011. Ce sera le dernier avant un bout. J’vous laisser tranquille avec ça pour 2012, promis. Alors prenez note : Rendez-vous à Bagot le jeudi 22 décembre à 9H40.
Pour les intéressé(e)s, je commence à me booker alors organisez-moi si vous voulez me voir (Vous l’savez que j’adore ça!). Vous avez jusqu’au 2 janvier.
SALUD!
Pour le moment, je soigne mon rhume à grand coup de tisane sans ponce. Et je ne me gratte pas l’avant-jambe droite couverte de piqure de fourmi (7).
J’vous laisse là-dessus
« Les guerres éclatent un peu partout et nous on danse. »  Paroles de Galaxie
Même les « travailleurs humanitaires » le font. On fait notre part aussi pour l’indice de développement humain. http://hdr.undp.org/fr/devhumain/

mercredi 30 novembre 2011

De l'esprit et des fêtes

Santa quoi?
Ambiance des fêtes, zéro pis une barre! On commence à entrevoir quelques sapins de Noël dans certains endroits fréquentés par des touristes mais c’est tout (concrètement, 2 sapins et quart depuis deux semaine). Quel bonheur me direz-vous (quand on pense aux centres d’achats bondés de gens qui courent les cadeaux, de Pères Noël, de décorations et de cantiques)!
M’ennuyer du Saguenay… Moi?!? 
Le soleil de l’été qui s’annonce ne peut que m’enchanter, évidemment.
Être heureuse de vous retrouver pour les vacances de Noël… Tellement!!! Juste de penser que je pourrais passer ce temps seule avec moi-même ici, ça me fout le cafard. Ça vous donne un an pour planifier votre temps des fêtes de 2012 en Bolivie. C’est une période merveilleuse pour les visites, je vous l’assure (mais aucun argent remis! Au cas où vous feriez votre fine bouche...).

Alors, pour les trois semaines qui reste de mon 2011 bolivien, ce qui pourrait ressembler un peu à Noël ici c’est :
Party de bureau… Ce vendredi. Ça me stress vraiment.
De deux choses l’une : la  fameuse première impression. Ça fait pourtant deux mois que j’y travaille, je sais. La première impression officielle est faite. Mais vous savez comme moi que la première impression de party, c’est pas la même chose, avouez!
De deux, una fiesta boliviana, c’est quelque chose! Alcool qui coule à flot entre les coutumes du genre « quand-tu-te-fais-offrir-un-verre-tu-ne-dois-pas-refuser » et de « alcool-fort-typique-bolivien-de-toutes-sortes ». On me parle déjà d’initiation… Faut donc user de finesse et développer plusieurs stratégies pour s’en échapper subtilement, tout en étant présente, festive et dégênée. Le boulot c’est le boulot : contrôle et modération (sans commentaire pour « le boulot, c’est le boulot »… j’ai appris, c’est bon!) .

Vous avez lu?

http://www.ledevoir.com/societe/sante/337144/inegalites-sociales-mortelles-injustices

C'est exactement le mandat que s'est donner l'organisme pour lequel je travaille: diminuer les exclusions sociales. Les jeunes, les femmes, les indigenas (autochtones)... Ce sont tous des groupes exclus soit géographiquement, économiquement, politiquement... etc.

Je ne me doutais pas cependant que ces mêmes inégalités sont aussi flagrantes au Canada. Du moins, toujours intéressant de se le faire rappeler. Du coup, j'me dis: Pas besoin d'aller à l'autre bout du monde pour faire sa part. Moins exotique, on s'entend mais...
Et alors, j'me questionne: Est-ce qu'ici, parce que le besoin est plus généralisé, il est plus facile d'amener le changement? Parce qu'ici, le sentiment de communauté est plus fort? Mais d'un autre côté, les exclusions sont plus grandes? Va savoir... Comme j'ai dit à mommy à mon arrivée, je ré-apprends à penser...
On en fera pas une thèse tout de suite par contre...
Ciao les voyous!

samedi 26 novembre 2011

Transparence

Suis-je obligé d’écrire fréquemment? De remplir le blogue de n’importe quoi? De vous donner des nouvelles? Vous m’en donnez pas vraiment, en plus…  Allez, déniaisez-vous! Prouvez-moi que loin des  yeux loin du cœur, c’est de la bullshit…
Ça va faire deux mois que je suis partie la semaine prochaine. Pas hâte de voir dans deux ans!

Sans rancune les voyous.

mardi 22 novembre 2011

Question de perception

Entre l’auto-censure et le trop plein, j’essaie de faire la part des choses et ce, sans jamais nommer qui ou quoi que ce soit. Publication web oblige...

Appeler-le travail humanitaire, aide humanitaire, développement international, ou faites n’importe quelle variations sur le même thème… ce genre de mandat amène souvent à la désillusion. De un, comme m’a fait réaliser un ami l’autre jour, que veut réellement dire « développement international » ? C’est un sacré mandat qui veut pas dire grand-chose : développer l’international! Le fait est que, on a un métier, une expertise quelconque, admin., gestion, ressources humaines, communication, etc… on arrive ici et essaie de partager ces connaissances et d’en faire profiter les autres via l’organisation pour laquelle on travail. 

En fait, si je n’étais pas là, ce que je fais, personne d’autre ne le ferait (du moins cette année). Right… Mais who care?!? Personne n’en mourrait. J’suis pas en train de distribuer de la bouffe à des affamés non plus. Faut être médecin pour sauver des vies, pas conseillère en communication.
Les mères Theresa qui arrivent en pays étranger en ayant comme objectif la Justice, l’Équité ou voire même Combattre la pauvreté… Ces sauveurs-de-monde ne peuvent qu’être déçus avec de telles attentes. Loosing hope is easy, chantait Jack Johnson… C’est selon moi, le plus grand but que je peux me fixer: garder espoir!
Mais, avis à ces désillusionnés, l’espoir ne repose pas sur nos actions, l’espoir repose sur notre perception. Je ne suis qu’une actrice de soutien dans ce film série B… et heureusement. Si j’étais l’actrice principale il n’y aurait pas de suite parce qu’on finit inévitablement par s’en aller.
C’est une discussion fréquente ici, tout ça… Ce qu’on fait. Pourquoi on le fait. La possible désillusion face à la réalité des choses VS nos attentes. Ça peut devenir blasant comme discours. Il faut se méfier de la mince distinction qu’il y a entre apprendre de l’expérience des autres et se laisser influencer par elle. Je le répète et en ferai mon mantra s'il faut: tout est une question de perception. Tu viens pour changer le monde, t’es déçu. Tu viens pour rencontrer, découvrir, partager … t’as plus de chance de repartir satisfait.

Et moi, j’suis comment? Aujourd’hui, ça va mieux…
La lune de miel est finie? Mettons qu'on a eu notre première chicane mais y'a toujours de l'amour dans l'air...
AVIS AUX VOYOUS : Dans exactement un mois jour pour jour, j’arriverai à Bagot pour profiter du seul petit deux semaines en sol saguenéen que j’aurai d’ici octobre 2013. Qui va en profiter avec moi?

vendredi 18 novembre 2011

Dur comme du roc

Plus le temps passé, moins je vois l’intérêt de vous raconter mon week-end dernier. Mais au fond, qu’est-ce que vous vous en foutez que ce soit de moins en moins d’actualité. Je n’ai qu’à dire que je viens d’arriver, que ce n’était pas le week-end dernier mais bien hier, que je suis toujours raquée, que mon sac-à-dos est maintenant une extension de moi même…
 J’crois que c’est bon.  Revenue dans’l’ mood. Alors commençons :
Tout juste revenue d’un treck de trois jours perdue en pleine Cordillère, j’ai mal à ’ vie, comme on dit. Mon corps est dur comme cette fameuse Cordillère et j’aurais juste le goût de repartir. Un trip merveilleux, bref.
·         Avec nos gigantesques sac-à-dos d’au moins trente livres chaque, Miguel et moi on part, accompagnés d’une huitaine de touristes, d’un guide et d’un entertainer  (l’entertainer étant un bénévole british de la compagnie de trekking).
Aparté : Quand on y pense, sac-à-dos pourrait vraiment être un mot espagnol, non? Sacado…? Anyway. En trois jours, le sacado devient de moins en moins lourd. Le corps s’habitue, s’endurcit et finit par tolérer.

·         Les descentes sont aussi éprouvantes que les montées. En trois jours, on a : foulé des routes tout droit sorties de ce qu’on imagine de la Gaule d’Astérix, du sable, du gazon, des roches, traversés des ponts, une rivière.

·         En trois jours, on a pu : voir des paysages incroyables, se penser les rois du monde, se trouver loin de sa mère, se rafraîchir dans une chute,  se faire réveiller par des ânes qui gueulent, boire UNE bière (!!!), contourner un taureau dans le chemin, voir des traces de dinosaures, camper sur une plage avec un ciel plus qu’étoilé où les mouches à feu ajoutait une touche de perséides, tout en se trempant l’chul dans des eaux thermales naturelles.

·         Retour debout dans une boîte de truck. Trois heures de route avant de ré-atterrir dans sa « vie normale ». Papa, maman, j’avoue m’être assise sur le toit du truck avec les guides pendant le voyage, question de voir les précipices encore plus impressionnants... MA-LA-DE!
Aparté no. 2 : Vous voyez bien que l’expression « vie normale » aura toujours le sens qu’on lui donne. Avant j’haïssais cette expression. Maintenant, ça me fait sourire, j’avoue. Même si la mienne m’a toujours plu, elle a désormais petite touche d’exotisme qui m’enchante.
Alors on se prépare pour un autre week-end?
Pour une autre version plus "officielle" du trek et beaucoup, beaucoup de photos, visitez: http://lesskipassent.blogspot.com/



Salut les voyous!

mercredi 9 novembre 2011

Maudites comparaisons

Ici versus chez-nous

Voyez, j'me suis toujours pas approprié le "chez-nous" de la Bolivie.
J'sais pas pourquoi on a toujours besoin de ces références. "Ça ressemble à X", "C'est pas comme Y"... Qu'on peut pas simplement s'ouvrir, sans faire d'éternelles comparaisons avec ce qu'on a vécu. Sécurité? sûrement. Le "c'est comme" m'énerve, je crois. Je ne ferai donc pas dans la comparaison...

Chez-nous

C'est en voyant les capsules de 175 NORD que je pense à vous. Si j'avais voulu mettre en lumière, ou plutôt, sur un piedestal comme plusieurs personnes qui font vivre le milieu culturel du Saguenay - Lac le mérite, j'aurais fait ces capsules. Tel quel! Rien à dire. Je les regarde et je m'émeus. J'vous trouve beaux. Je me nostalgise un brin. Je suis fière. Fière d'avoir croisé votre chemin et d'avoir participé un tant soit peu (juste 10 ans ;) à vous faire rayonner.

Pour ceux qui connaissent pas, ça vaut le coup: http://vimeo.com/31740110

Ici...

Ici, les amis, c'est comme la famille. T'es choisis pas tant que ça, mais quand ça fit, vous êtes proches en cr*ss.

Ici, la culture est synonyme de traditions.

Ici, y'a de l'espoir. Au travail, on a pas l'impression de changer le monde mais de mettre notre grain de sel dans un avenir qui se construit, se construisait déjà, et se contruira après notre départ.

Ici, l'argent ne fait pas le bonheur. Pas vraiment de place à la négociation, si t'es pas content, tu vas ailleur. On se rend compte qu'on a une mentalité de rentabilité presque innée. On comprend pas trop pourquoi tous les vendeurs de bijoux, de légumes, les pharmacies, les avocats, les salons d'esthétique, les magasins de vêtements, voir même de pièces de char... ils s'installent tous côte à côte. Même créneau, même rue!

Ici, on peut passer des heures à discuter pour le choix d'un mot. Consensus oblige. Prendre le temps que tous le monde soit d'accord avant de faire un pas. Socialisme? Communautarisme? ou tout simplement lenteur? Françoise David, éclaire-nous!

Ici faut chercher pour trouver. LE bon pain. LA bonne viande. LA bonne bouteille. LE bon café... (toujours pas trouvé pour LE fromage)
 
Ici, on partage le taxi. 4 bolivianos par personne par "run" (soit plus ou moins 60 sous CAN). Avant d'embarquer, dites au chauffeur votre destination et il vous accordera le droit d'entrer ou non, selon son bon vouloir. (quand j'vous dit que la mentalité de rentabilité... zéro pis une barre) Ah! Et ne vous surprenez pas à avoir une femme qui change la couche de son bébé sur le siège avant (histoire vécu d'hier matin avant mon premier café matinal). Mais on peut embarquer beaucoup dans un taxi, croyez-moi!

Ici, c'est pas coke ni pepsi... c'est fanta! (Belle image assez simpliste pour dire que c'est pas blanc, pas noir... En fait, c'est basané ;)
 
Mr Hyde redevient Dr. Jekyll
 
Ce week-end, pas de party, pas d'abus... nature, soleil et air pur. Je me transforme en sportive. Trois jours de treck... j'vous en reparlerai peut-être. Si j'en reviens vivante.
 
Ah! J'ai pas mentionné le fait que le week-end dernier, je suis sorti dans une discothèque qui s'appelle Mooy
(à prononcer Mouille). J'en dit pas plus...
 
Ciao les Voyous! xx
 
 

lundi 7 novembre 2011

Girls with balls

Un petit peu de « Onnnnn »
Après m’être tapé deux saisons de la série “Weeds” en un temps record (satanée série!)... Vous savez, ce genre de moments où chacune des épisodes sont entrecoupées de « Faudrait bien que je fasse quelque chose… » ou de « Me semble que ça fait longtemps que j’ai pas publier de billet sur le blogue… Bof, plus tard. J’ai rien à dire. » En essayant de dormir sur les dernières intrigues de la série, je pense à mon petit journal que j’ai traîné en Nouvelle-Calédonie l’été dernier. Le ressortir, juste pour voir. Extrait du 26 juillet 2011 :
« … j’ai décidé d’enfin mettre à exécution le rêve que je convoite depuis longtemps : je pars travailler à l’étranger et j’assumerai tout ce qu’entraîne une telle décision. Bon, ça y est, c’est écrit et les écrits restent alors… »
J’ai jamais si bien dit.

Un soupçon de quotidien
Bref, premier mois de boulot:
Lire. Planifier. Observer. S’apercevoir d’un problème. Essayer une solution.  Attendre de voir les résultats. Trop long. Se démotiver pour l’instant d’un moment. Manger une pointe de gâteau que sa collègue de travail gentiment cuisiné durant le week-end. Se remotiver. Trouver une autre solution. Développer d’autres outils. Se rappeler que si ça première démarche avait fonctionnée, ce serait tellement simple. Reperdre un peu de motivation. Aller dîner (de 12h30 à 14h30). Retrouver son « pep » de départ. Continuer à développer ses outils « plan B » du matin. Les terminer. Se demander s’ils serviront. Essayer de séduire la secrétaire pour  retenter la solution 1. Reviens bredouille. Tête-à-tête avec son esprit d’initiative. Planifie autres choses. Trouve d’autres avenues possibles pour atteindre le premier objectif. Rencontre remise au lendemain.
En résumé :
1.       Motivation
2.       Initiative
3.       Séduire la secrétaire ;)

En rafale 
Dans le dernier épisode de la série, j’entends : There’s no guys for girls with balls.
D’la m*rde! Ça l’air qu’il faut garder espoir dans’vie. La preuve, le maire Tremblay perd des électeurs.
Aussi entendu aujourd’hui : « Les blogues, c’est des graffitis avec de la ponctuation »… j’aime.
Aidez-moi les voyous. Vous vous savoir quoi au juste?!? J’ai de moins en moins d’inspiration….

xx

jeudi 27 octobre 2011

Ode à la revirginisation

Épilogue
Jusqu'à présent, seules 12 femmes ont reçu le prix Nobel de la paix en 110 ans d'histoire. Cette année, ce fameux prix a été décerné à trois.
Une d’entre elle, la plus intéressante selon moi, s’est vue récipiendaire grâce, entre autre, à son mouvement pacifique instauré en 2002  qui consistait à se refuser aux hommes tant que les hostilités de la guerre civile libyenne se poursuivent. Une Grève du sexe, quoi! Officiellement, la guerre civile a cessé en 2003. Pas pire non?

Où je fais un Ghandi de moi-même

Foglia parlait cette semaine du « Syndrome de la montagne ». Citation améliorée (mais c'est qu'elle a du front cette petite à vouloir améliorer Foglia!):
"De loin, tu la vois bien. Dessus, tu la vois plus."

Ça a sonné une cloche dans ma petite tête... Faut faire attention à continuer de voir. Ma lune de miel se dissipera peu à peu, au fur et à mesure que je me construis mes nouveaux repères. Que les habitudes se forgent. Faut faire un effort pour garder ce regard virginal. Je clâme maintenant haut et fort: revirginisons-nous!

Même chose pour vous, les voyous. Je vous en pris! Gardez cette si rare capacité d'émerveillement. De voir encore avec les yeux du coeur, comme dirait Mario St-Amand (euhh... oups… Gerry).
Vieillir (je pourrais aussi dire "vivre", "connaître", "découvrir"... et continuer longtemps) nous rend parfois blasé, frustré, désillusionné. Por favor, pour votre bien-être et celui des autres, rendez-vous compte que la montagne que vous vouliez gravir est encore là. C'est encore plus beau, c'est franchi! Non? Même juché dessus, on peut voir la montagne. Faut juste changer son regard.

À go, je ré-écris le Petit Prince... version amélioré, bien entendu! ;)

Et à mon retour, je fais les premières parties des conférences de Patrick Leroux (
http://www.patrickleroux.com/)

Foglia disait:
http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/pierre-foglia/201110/24/01-4460681-lomelette-norvegienne.php

Pour ma part…
Je me revirginise et reviendrai peut-être version améliorée : patiente (j’y travaille au travail), empathique (j’y travaille dans la vie) et chaste (sans commentaire).


Même si le temps passe, j'vous love toujours autant...xx

vendredi 21 octobre 2011

Vous en apprendrez pas plus sur ma vie à part quelques niaiseries...

Le trois fait le mois
Déjà trois semaines! Vous vous rendez compte?!? Il n’en reste plus que 101… Maudit que le temps passe vite! ;)   Et toujours pas de photos de Sucre. Je crois que je commence déjà à vous négliger. En fait, j’attends que mon appart soit décoré le moindrement (et non pas seulement meublé) pour que les photos vaillent la peine. (Tant qu’à attendre trois jours que le réseau internet bolivien charge les images, sont mieux d’être bonnes!)
Una gallina sin cabeza
Première game de Wally hier. Pour les néophytes, comme moi, le Wally est une déclinaison du volleyball et du squash mélangé. Tu joues au volley avec les murs, finalement… Ayoye! Une vraie poule pas de tête sur le terrain. Mes réflexes ont pris le dessus et mon espagnol a pris le bord. Pas une réussite mais du plaisir à revendre. Malheur pour eux, j’y retourne la semaine prochaine!
Ton amour est trop lourd
La Vicky a essayé la seule discothèque de Sucre hier soir. Que de joie à notre arrivée en entendant de vieux classiques tout droit sortis de notre belle jeunesse : Dr. Dre, Kriss Kross, House of Pain… Cette discographie a cependant pris fin avec l’arrivée de jeunes gens cool et hype qui préfèrent se dandiner sur du DJ Tiesto… Tampis! Les matantes demeurent sur la piste! Jusqu’au moment où, Petit Homme arrive promptement et veut danser. Après une danse ou deux, je me suis fait confirmer qu’ici c’est comme au Québec, les hommes se mettent à danser vers 2h30, pour éviter de repartir seul. Phénomène de la « passoire » ou du « ramassage de miettes de toast » le Don Juan en question (qui a rapidement été baptisé Gruau) est reparti vite bredouille, vous devez vous en douter.
Suis-je rendue une miette de toast?

jeudi 13 octobre 2011

La Vicky

Ah ben! J’l’avais pas encore ce surnom là.
(À prononcer Bicky)

- La Vicky boit du café instan;
- La Vicky améliore tranquillement son espagnol;
- La Vicky croise déjà des gens qu’elle connait dans la rue (YEAH!);
- La Vicky ne prend pas beaucoup de place dans un groupe (mais se dégênera tôt ou tard. Laissons le naturel trotter jusqu’ici);
- La Vicky se tasse pour laisser passer les gens sur les trottoirs (mais la Virginie sacre intérieurement à toute les fois qu’elle perd ce combat);
- La Vicky trippe à déballer son nouveau set de cuisine et le lave avant de l’utiliser (j’pense sincèrement que j’ai jamais fait ça de ma vie);
- (Le dernier point mais non le moindre) La Vicky a un cellulaire présentable.
Voyez, j’ai déjà changé…   ;)

… Mais les deux ont une vue imprenable sur la ville et savent l’apprécier!
(coudonc, j’parle de moi au pluriel… c’est troublant. J’arrête avant de me transformer en Mr. Hyde)
Love you les voyous

mardi 11 octobre 2011

Petit à petit, l’oiseau fait son nid.


Avec le recul, je me rends compte que j’ai plus ou moins vécu le dernier mois et demi dans mes valises. Formation à Montréal de deux semaines, retour au Saguenay préparation de mes bagages, arrivée une semaine à La Paz et ensuite une demie avant d’avoir mon appart. Maintenant ça y est! J’ai mon appart (MA-LADE!).
En général, ma nouvelle ville est superbe! Accueillie par une gang mixte (boliviens / extranjeros) – drôle que j’aille écrit « boliviens » en français et « étrangers » en espagnol… tampis, beau réflexe, je laisse comme ça…) – en deux jours, on connait tous le monde (ou presque).  Dimanche, méga barbecue pour fêter le départ de celui à qui je prends l’appart (Oh que moi aussi je veux fêter son départ ;). Au menu : viande, futbol, viande, bière, volleyball, viande, piscine, bière et viande…  Quelle intégration! J’sais pas si j’ai passé le test mais j’ai le ventre plein!
Aujourd’hui (lundi) j’ai mon appart après quelques négociations avec la proprio. Au départ, j’avais mis mes conditions :
1.       J’emménage lundi.
2.       Meublé.
3.       C’est tout.
« Oui, parfait! Pas de problème », qu’elle me dit.  (Ostia!) Vous vous doutez que dans les faits, c’est pas aussi simple.  Je vous évite les maintes discussions mais en bref, elle a bien vu que j’aime bien négocier.  Finalement, je vais avoir ce que je veux mais en un peu plus de temps que prévu.
Papa, maman : Bolivie et Nouvelle-Calédonie, même combat!

Topo actuel :

- J’ai mon appart le jour prévu : YEAH! Ils viennent nettoyer demain.
- Pas encore meublé : Ça va prendre un peu plus de temps… Pour l’instant j’ai deux lits. Heureusement, mon sleeping bag. On verra bien pour le reste. J’ai les clés, c’est ça qui importe.
- J’ai fait une petite épicerie : Quoi acheter quand t’as pas de vaisselles? Au menu ce soir (heureusement,  j’ai mon quota de viande!) : pain, sardines, vin. Oups, pas de verre… Tampis, à la dure! En fait, j’ai acheté une fourchette, un couteau, une cuillère, un tire-bouchon et une mi-assiette / mi-bol (pour toute occasion). Faut savoir mettre ses priorités!

Je vous conseille donc d’attendre une bonne semaine avant de venir me visiter… mais bientôt, vous allez voir… Ça va être vraiment cool! J’AI UN BAIN TOURBILLON!!!

À la revoyure les voyous, m’en va défaire mes valises!
xxxx

mercredi 5 octobre 2011

Leçons de survie Paceñas

Presqu'une semaine s'est écoulée depuis mon arrivée à La Paz. Départ prévu pour Sucre demain. Je dis "prévu" parce que l'avion peut ne pas pouvoir atterir s'il y a des nuages et/ou averses. Belle amorce pour mon point 1 de mes leçons de survie...

1) Toujours prévoir un plan B: On a beau prévoir, s'organiser, bien planifier... Rien n'est gagné d'avance. Toujours un risque de changement / retard ou autre aléas boliviennes. Pour demain, j'ai pas de plan B. Au pire, mon départ est retardé.

2) Le piéton: Pour traverser la rue, on regarde à gauche... des voitures. À droite... des voitures. Encore à gauche.... toujours des voitures. Et ainsi de suite. Deux possibilités s'offrent à nous: courrir de l'autre côté de la rue, ou sortir son regard "de la muerte" et affronter le traffic. Devinez quelle option est ma préférée.

3) La technique de l'oignon: Le matin, il fait plus ou moins 8 degré. L'après-midi entre 20 et 25 (au soleil... à l'ombre, je dirais 15). Le soir retour à 10. La nuit plus ou moins 5. Comment s'habiller pour ne pas pleurer...? En oignon!! (et j'emmerde la nouvelle règle de français qui dit que "ognon" est accepté!)

4) Ni oui ni non: En fait, ils disent oui... Seulement oui. Si vous poser une question (une direction par exemple) à un habitant de La Paz et qu'avant de vous répondre il y a un silence, qu'il cherche du regard, et qu'il finit par répondre: ne le croyez pas!! C'est un mensonge! Et vous pourriez rapidement vous perdre dans le cas où vous demandiez une direction...

5) Le cardio: Heureux sont ceux qui vivent dans les Andes car les fesses d'acier sont à eux! La moindre petite activité devient un effort physique (vivement la dénivellation des rues). Et le moindre petit effort physique te fait pomper l'air (vivement le 4000 mètres d'altitude). Alors, calmo! Fumez seulement lorsque vous êtes bien assis. Et rien ne sert de courir, il faut partir à La Paz.

En espérant qu'un jour, lors d'une visite éventuelle, ces conseils vous seront utiles (clin d'oeil, clin d'oeil)!

mardi 4 octobre 2011

Je vais bien... très bien même.

Ô toi, cher lecteur, préfèrerait sûrement connaître les détails croustillants de mon départ, avant d'en savoir plus sur mon arrivée... Je serai brève parce que facebook a déjà vendu le punch:

- Mercredi soir dernier, la dernière bière se transforme en dernière virée. (Étonnant, non?!) Oups, dodo à 3h passé... je set mon réveil à 4h30 pour prendre la bus direction Montréal à 6H30 (leçon apprise: je n'aurais jamais dû dormir);

- 7h, panique générale, mon cadran n'a pas sonné, mon cellulaire s'étant désactivé durant la nuit... Vite, vite, trouver une solution, finir mes bagages et éliminer (tant que possible) les signes de mon "cancer d'la face".

- 8h une âme charitable vient me porter jusqu'à Ste-Foy d'où j'arrive tout juste pour l'autobus de 11h mais le conducteur (un peu moins charitable) démarre et part, malgré ma course folle après lui (ornée de trois sacs à dos de différentes tailles et d'une valise)...

- Pour finalement arriver à l'aéroport deux heures avant le vol, retardé d'une heure. Je n'ai pas raté l'avion et suis arrivée malgré tout (oufff!) à La Paz le vendredi à 5h du mat'. Mes bagages eux ont pris un peu de retard, sûrement essouflés autant que moi.

La Paz en quelques mots:

À 4 000 mètres d'altitude en sortant de l'avion, petit malaise. Je reste assise le plus possible (probablement blanche) en attendant mes "pas-de-bagages". 24h et une nuit de sommeil plus tard, tout redevient dans l'ordre. Mais les mots de têtes, mal à l'estomac et souffle court sont des maux courants.

À part ce petit inconvénient, le décor est splendide, les gens souriants (même dans la grande ville), je peux manger pour une piastre et demie, le rythme de vie plus lent (vous qui pensez que Chicoutimi c'est fait que de côtes, y'a des endroits pires! Impossible de courir ici...), et l'accueil a été parfait!

(Bon... Là, j'avais un vidéo de ma première fin de semaine mais rien ne fonctionne pour le downloader... Après 24h mon ordi ouverte, rien ne marche. J'vais trouver un moyen éventuellement mais d'ici là, avant que mon "post" soit passé date, je publie anyway.)


Prochaine étape, Sucre (à prononcer "Soucré"... départ ce jeudi).

J'ai hâte d'avoir mon chez-moi...
J'ai hâte de parler "fluent" espagnol...
J'ai hâte de commencer à travailler...

Et je vais bien... très bien même...

Même si j'hallucine parfois mon cell qui sonne...
Même si je pense encore trop à vous...
Même si moi pis mon moi-même aimerait déjà de la visite...

Je vais bien.

dimanche 2 octobre 2011

Pendant que c'est encore frais...

Pendant que vous vous rappeler encore de moi.
Pendant que j'pense encore à vous.
Pendant qu'hier encore, j'étais au Saguenay.

Je vais débuter comme ça. Sans toutefois diffuser cette page tout de suite. Je vais plutôt attendre d'avoir vraiment du contenu... (et que je trouve comment je peux insérer des photos / vidéos)

(- Mais qu'est-ce qui peut bien vous intéresser?! Faudrait faire attention, c'est sur un espace public quand même! Moi qui est plutôt du style "livre ouvert". )

Qui vivra verra, comme on dit! Et d'ici à ce que je vous envoie le lien...