jeudi 19 janvier 2012

Parce que j'en avais pas encore parlé

Sacré Gringita!
Discussion anodine mais fréquente avec chauffeurs de taxi :
Traduction personnelle mais fidèle
LUI - Vous êtes d’où?
MOI - Québec…. SILENCE  … La partie française du Canada.
L - Aaah! Hhhaow dou you dou?
M- J’pense qu’y a pas pigé. Je répète.
Je vous épargne les :
LUI - Ça fait combien de temps que t’es ici? T’aimes ça la Bolivie? Tu restes pour combien de temps… et autres futilités… passons à la quatrième question.
LUI, toujours - Et t’es mariée?
M - Non
L - Tas un copain qui t’attend au Canada?
M - Non
L – Aaaahhh! Tu vas sûrement te marier avec un Bolivien alors…
MOI qui se dit qu’on a passé plusieurs étapes ici - Ah oui? Et pourquoi?
LUI - Ben là! En deux ans, tu vas finir par te trouver un homme! (Ok… j exagère à peine dans le ton mais le message est clair)
Parce que d’être célibataire, plus on vieillit, plus ça semble être une fatalité (ici ou ailleurs). La différence, c’est qu’ici, on parle de mariage… et je fais encore plus « cas à part »  considérant que les jeunes filles commencent à avoir des bébés en moyenne entre 16 et 18 ans.
Suite a cela, un chauffeur s’est démarqué dans la discussion :
LUI - De toute façon, tu vas en trouver un bientôt… un beau aux yeux verts.
MOI - Hein?
L UI- Ben! (avec le ton traduisant un : Ben voyons, pauvre cloche non chrétienne!) La fin approche! Le christ (référence à ses beaux yeux verts de tantôt) viendra sur terre bientôt pour annoncer l’avènement de… j’sais pu trop quoi!!! (dernière partie de mon crue)
Fiou! Arrivée à destination!

Rare comme d’la marde de pape
Ben beau toutes ces belles paroles d’hommes d’expérience mais des Bol’ qui sont beaux, ça court par les rues! (« Beaux » pour moi, on s’entend. Je ne juge personne. Je sais que les standards de beauté sont culturels et blablablapolitically, et blablablacorrect. J’ai d’ailleurs modifié mais critères depuis mon arrivée. Mais’encore…) N’empêche qu’ils ne courent pas les rues quand même c’est beaux Bol’ (Pour l’exercice je simplifierai en BôBol, si vous permettez. Dans pas long je m’invente un nouveau registre de vocabulaires cool et vous invite pour un C.A.).
Pour les rares fois où j’ai eu la chance de croiser un BôBol, voici la démarche :
Tout de suite après avoir pris le dessus sur ma crise d’épilepsie naissante mélangée avec un peu de Tourette.
Étape # 1 : Indiquez clairement du regard qu’il est une espèce rare et convoitée.
(N.B. Prenez soin d’effacer toute trace de bave sur le coin de votre bouche)
(N.B.B. N’en faites pas trop, évitez de franchir la mince ligne du look- psycho)
Étape #2 : S’il n’a pas croisé votre regard, courrez rapidement  au prochain coin de rue afin de répéter l’étape #1 car rappelez-vous, cet être est quasi en voie d’extinction.
Étape #3 : Malgré l’envie de souffler dans un sac brun pour reprendre votre souffle, reprenez votre démarche de Femme (avec un grand F parce que les Femmes ici sont fières, se dandinent, exploitent leur féminité jusqu’au bout des ongles manucurés avec des ‘tites étoiles, des ‘tits brillants et tout le clinquants qui vient avec).
Étape #4 : …. Euuuhhh… … hummm… Pas encore rendue là dans mon processus.  Un jour peut-être.
À suivre

mercredi 11 janvier 2012

‘ Tites pâtes, pas de pesto

Si vous n’avez pas lu mon dernier “post”, vous n’avez sûrement pas entendu parler du slogan sooo 2012: Vie-la toute crue!
Aparté: On dirait que j’écris comme une infopub.  
C’est donc dans cette optique qu’après presqu’une semaine, j’assume pleinement mon retour. Je vis donc pleinement sa mélancolie, autant que la joie de ses retrouvailles. Une semaine pour se guérir de deux, c’est quand même beaucoup quand on y pense. 
Aparté #2 : Chantez avec moi… Nooooooooon, rien de riiiien….

Retour au boulot
Vivement s’accrocher au boulot pour se remettre dans le bain. Avec la motivation, le « blabla » du retour des vacances des fêtes et les belles résolutions. Mes résolutions!? J’en ai pas trouvé vraiment… J’me dis que ça doit être un bon indice de bonheur.

Retour à l’espagnol
Comme la bicyclette, ça se perd pas vraiment. Ou du moins, je reviens au point où je l’avais laissé.
Aparté #3 : J’suis vraiment pas la championne en vélo.

Retour à « la vie normale »
Bref, pas de nouveau… Métro, boulot, dodo et activités du week-end.

Aparté #4 : D’ailleurs, qu’est-ce qu’on fait ce week-end?!?

mardi 3 janvier 2012

Full sentimental … Cœur sensible s’abstenir

Mise en contexte : 7H AM : PET Airport

(Cette mise en contexte est la dernière chose que j’écris du billet. Juste de dire vite « PET Airport » j’m’auto-fais-rire. Ça va mieux. J’ai une journée d’attente solo; j’ai rien écris depuis un ti-boutte; vous n’avez pas fini d’entendre parler de moi aujourd’hui. Prochain arrêt, Miami.)


Mon cœur saigne

Pas besoin d’être en amour pour avoir mal. Une gang de chums et une famille adorable pour t’encourager, t’accompagner, te supporter dans ton marathon des fêtes, ça fait amplement l’affaire.
C’est terminé le Québec avant la fin de mon contrat! Trop bien, trop chaleureux, trop réconfortant, beaucoup trop d’amour pour s’en aller au bout de 10 jours. Et là, on se réveille, on part le lendemain, essoufflée, fatiguée, gavée, repue et satisfaite… le retour est précipité. On se questionne alors à savoir pourquoi  on fait ces choix de vie, qu’on se rend ça si compliqué, si on va pouvoir endurer ça longtemps, si ça a valu le coup…

Mes yeux gonflent
Si mes yeux rouges, gonflés, de moins en moins maquillés, qui cherchent le rare coin de napkin encore intact pouvaient parler, ils diraient sûrement : C’est clair que ça a valu le coup!
2012, faut la vivre toute crue, ça l’air! – nouveau slogan annuel, copyright d’Émilie|Virginie… pour ceux qui ont connu le « souple et dégagé », on l’a réinventé.
Donc, dans l’optique où on la vie toute crue
On parle tout cru. Je vous parle de mes émotions (C’est déjà un gros pas j’trouve. Et mon ami thérapeute m’a dit que c’est bon de laisser sortir tout ça. Et pour ceux qui en doutent, j’ai réellement un ami thérapeute. Pas en train de dire subtilement que je consulte un psy, même si ce serait pas grave là!).
On assume les conséquences, on n’évite pas d’être triste autant que d’être heureux, on vit (et on se contrefout que le serveur arrive avec son refill de café au moment on braille sur Suavemente qui commence à jouer.
(Pour ceux qui ne dansent pas : http://www.youtube.com/watch?v=1YmWnqetXXo .)   

Mon corps danse

Je quitte la maison ce matin. Embarque dans le taxi. J’vous épargne les détails de ma face et de mon estomac, tout deux crispés par ce maudit départ. C’est alors que la radio s’anime en diffusant « Voulez-vous » d’ABBA. Petit baume momentané, « ça ne peut que bien aller, me suis-je dit. C’est un signe! » Bagot me réverse que de belles surprises en me donnant mes cartes d’embarquement jusqu’à destination et de même pour mes bagages. Super!

J’en ai pour 5h à perdre à Montréal. Assise au fameux resto « Moe » (c’est à se demander s’il y a d’autres restos dans cet aéroport) Bon Iver me ramène à la case départ.
Mise en contexte :
http://www.youtube.com/watch?v=UrMmr1oMPGA
Veux pu m’en aller. Et mes yeux regonflent encore…
J’ai découvert le funk pendant le temps des fêtes (grâce à un des multiples projets de nos musiciens saguenéens). Le mot « groove » (qui veut dire s’amuser, s’éclater selon wiki – j’haïs citer wiki) naît grâce au funk! J’adore le mot et j’adore le style! Bref, un peu de The Meters serait un bon remède :


Faire l’amour dans des avions… c’est tu vraiment le fantasme à quelqu’un?!?!