mercredi 30 novembre 2011

De l'esprit et des fêtes

Santa quoi?
Ambiance des fêtes, zéro pis une barre! On commence à entrevoir quelques sapins de Noël dans certains endroits fréquentés par des touristes mais c’est tout (concrètement, 2 sapins et quart depuis deux semaine). Quel bonheur me direz-vous (quand on pense aux centres d’achats bondés de gens qui courent les cadeaux, de Pères Noël, de décorations et de cantiques)!
M’ennuyer du Saguenay… Moi?!? 
Le soleil de l’été qui s’annonce ne peut que m’enchanter, évidemment.
Être heureuse de vous retrouver pour les vacances de Noël… Tellement!!! Juste de penser que je pourrais passer ce temps seule avec moi-même ici, ça me fout le cafard. Ça vous donne un an pour planifier votre temps des fêtes de 2012 en Bolivie. C’est une période merveilleuse pour les visites, je vous l’assure (mais aucun argent remis! Au cas où vous feriez votre fine bouche...).

Alors, pour les trois semaines qui reste de mon 2011 bolivien, ce qui pourrait ressembler un peu à Noël ici c’est :
Party de bureau… Ce vendredi. Ça me stress vraiment.
De deux choses l’une : la  fameuse première impression. Ça fait pourtant deux mois que j’y travaille, je sais. La première impression officielle est faite. Mais vous savez comme moi que la première impression de party, c’est pas la même chose, avouez!
De deux, una fiesta boliviana, c’est quelque chose! Alcool qui coule à flot entre les coutumes du genre « quand-tu-te-fais-offrir-un-verre-tu-ne-dois-pas-refuser » et de « alcool-fort-typique-bolivien-de-toutes-sortes ». On me parle déjà d’initiation… Faut donc user de finesse et développer plusieurs stratégies pour s’en échapper subtilement, tout en étant présente, festive et dégênée. Le boulot c’est le boulot : contrôle et modération (sans commentaire pour « le boulot, c’est le boulot »… j’ai appris, c’est bon!) .

Vous avez lu?

http://www.ledevoir.com/societe/sante/337144/inegalites-sociales-mortelles-injustices

C'est exactement le mandat que s'est donner l'organisme pour lequel je travaille: diminuer les exclusions sociales. Les jeunes, les femmes, les indigenas (autochtones)... Ce sont tous des groupes exclus soit géographiquement, économiquement, politiquement... etc.

Je ne me doutais pas cependant que ces mêmes inégalités sont aussi flagrantes au Canada. Du moins, toujours intéressant de se le faire rappeler. Du coup, j'me dis: Pas besoin d'aller à l'autre bout du monde pour faire sa part. Moins exotique, on s'entend mais...
Et alors, j'me questionne: Est-ce qu'ici, parce que le besoin est plus généralisé, il est plus facile d'amener le changement? Parce qu'ici, le sentiment de communauté est plus fort? Mais d'un autre côté, les exclusions sont plus grandes? Va savoir... Comme j'ai dit à mommy à mon arrivée, je ré-apprends à penser...
On en fera pas une thèse tout de suite par contre...
Ciao les voyous!

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