jeudi 12 avril 2012

Changer l'eau en vin

J'donne de moins en moins de nouvelles... de moins en moins d'inspiration... textes de plus en plus plates...


Encore en train de fouler le neuf. Mais au fond, tout est toujours flambant neuf. Quand aller au marché le week-end devient une expérience en soi… La dernière fois, j’me suis perdue. Perdue dans entre les montagnes d’ananas pis les cochons dépoilés. S’étonner devant les couleurs des bacs de piment broyé pis des 30 variétés de patates différentes. Bref, toujours en connaissance du pays, avec les yeux grands ouverts et le sourire fendu jusqu’aux sourcils.

Toujours est-il qu’encore dans le mood « On découvre du pays », je me promène aussitôt que j’en ai l’occasion. La fin de semaine dernière, je profite allègrement du congé de Pâques et me dirige vers Tarija, ville du vin (bolivien on s’entend! Rien à s’exciter le poil des jambes là). On arrive donc à destination, à quatre heures de la frontière argentine, après 15 heures de bus. À l’intérieur de cette nuit de transport, une heure après le départ, problème mécanique, on arrête (c’est à se demander si on avait vérifié quoi que ce soit avant de partir). On repart, sans avoir réglé quoi que ce soit. Trois heures après le départ, on ré-arrête. Le problème ne s’est pas réglé seul… Ben beau être Pâques, les miracles ne courent toujours pas les rues. Solution : on apprend qu’une camionnette partira de notre destination en notre direction et lorsqu’on la rencontrera, on réparera l’autobus. D’ici là, vitesse de croisière 30 km/h. Première épopée et on est même pas encore arrivée.

Je résumerai le reste, toujours dans l’optique que le blogue de voyage du type Je-raconte-tel-quel : destinations-souvenirs-achetés-quelques-photos-qui-accompagnent-le-tout… c’est plate. Si vous voulez voir, y’a qu’à venir.
En bref :

- Loué un char;
- Première conduite bolivienne qui se passe sans anicroches – je comprend l’amour des chars des Saguenéens… Une voiture, c’est l’autonomie, voire un penchant vers la liberté (surtout quand il est loué!) – bref, m’ennuyais de conduire;
- Petite visite nocturne policière, à qui on offre gentiment une petite compensation monétaire pour nos « infractions » (tout aussi gentiment inventées pour arrondir les fins de mois des Mônsieurs) et on achète la paix;
- Route des vins (paysages plus que vins);
- Promenade. Sortie. Rencontres. Chaki (traduction familière de « lendemain de veille ») et retour… un autre repos bien mérité dans le 14 heures de bus pour revenir direction  bercail.
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Ce soir (avant-hier), j’ai vécu un Moment! Vous savez, ces moments où le poil nous dresse et on se dit « C’que j’ai d’la chance d’être ici, à ce moment précis! ». (J’entends mes boliviens d’adoption dire « BON! Virg a encore vécue un Moment! »)
Rien de bien sorcier : J’ai passé la soirée au Saguenay, partagé une coupe de coupes avec de super amis, les ai écouté mais surtout regardé, encore le sourire fendu jusqu’aux sourcils. Comme si j’y étais! Et au final, un p’tit « salut », des gros « je t’aime » pis on se déconnecte… et l’affaire est ketchup. Pas d’ennuie, pas de larmes (pas même au singulier), pas de regrets. Juste un gros merci à Steeve Job pis sa gang qui, si je les avais à côté de moi, leur donnerais une belle claque dans l’dos d’encouragement qui voudrait dire « Come on les boys, on est pas loin de la téléportation! Encore 4-5 ans pis c’est dans la boîte. ».

Mais en même temps, vous savez quoi? Comme probablement l’a fait ma Grand-mère à la vue de son premier micro-ondes : Pas sure la téléportation! J’me dis que le lieu géographique n’a rien à voir avec le plaisir d’interagir. Clairement que l’interaction, le toucher, la chaleur des chandelles, le chin chin réel… tout ça surpassent n’importe quelle webcam de ce monde, même haute définition. Mais d’un autre côté, ce que l’on cherche c’est quoi? Je ne m’émeus pas en me disant « Ah ce que le fjord me manque! » ou bien « Je paierais cher pour faire aller ma clotche dans les côtes de Chicoutimi-Nord ». Le Saguenay, pour moi, c’est vous. Et c’est ben pour dire hein, parce que sur plus ou moins une quinzaine de gens d’Oxfam-QC en Bolivie, y’en a le 2/3 qui vient du pays des bleuets.
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Un vieux propriétaire de fin-fond-de-vignoble-artisanal m’a dit « Donde hay vino, hay amor ». Je ne suis peut-être pas tomber en amour dans ce vignoble, mais ça ne m’empêche pas d’être bien d’accord avec lui quand même.
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Quand Qualité Motel, Avec pas d’casque et Lisa Leblanc te suivent jusqu’ici, il te faut quoi de plus, dites-moi…
Un show, me direz-vous?

Ouais… La saison s’en vient en plus.

Vous en profiterez pour moi!!!



Avec amour,
Virgie Boy

jeudi 22 mars 2012

Marc Anthony et Démagogie

S’ennuyer? Moi? S’ennuyer de manifester contre un gouvernement qui veut faire payer les étudiants pour sa dette accumulée? (Ok... que les économistes se calment, c’est « un peu » démagogue comme affirmation mais n’empêche.)

S’ennuyer? Vous avez vu ce que le retour de Jason Russell, fondateur de Invisible Children, lui a fait faire?!? (Ok. Je recommence avec ma démagogie. Mais re-n’empêche! C’est soit son retour, sinon le travail à l’international qui l’a rendu coucou.) Pour ceux qui ne savent pas… Kony’s 2012, la suite (beaucoup plus drôle mais moins populaire que le premier) http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/201203/21/01-4507867-le-realisateur-de-kony-2012-hospitalise-pour-trouble-psychotique.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B9_international_29810_accueil_POS2

T’inquiète. Marc Anthony et ses rythmes « calientes » s’occupent de moi. Quoi? Quétaine, vous dites? Danser, jamais!

Récemment, quelqu’un m’a affirmé (grande sortie, toujours dans la démagogie) que les filles du nord était froides et celles du sud… Bon, on a compris. Peut-être qu’il nous manque un peu de Marc Anthony, qui sait! J’ai écouté l’argumentaire so-so. Sans monter sur mes grands chevaux. Ça m’a valu un « Mais étrangement, pas toi! ». Ah bon? D’une part, j’ai toujours haïs le discours du genre « Les jeunes vous êtes tous de même mais toi, c’est pas pareil », qui s’apparente beaucoup au « chu pas raciste mais les bleus, blancs, rouges…  pas capable! ». Tout ça pour dire que, pourquoi moi c’est pas pareil?!? Le rythme, les amis! Le rythme! Déhanche-toi un peu, le moindrement librement sur une piste de danse et tu viens de perdre ton titre de gringuita-fria-de-norte-america.

S’ennuyer?

Anthony, mes hanches et moi, on vous répond : De quoi?!


Chez nous aussi il fait soleil vous savez ;)
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jeudi 1 mars 2012

Reconnaissance VS Égo

- Ça va pas? T'as une baisse? Démotivée? Tu cherches la motivation pour aller travailler?
- Oui, oui, ça va… 
(Habituellement, on en parle pas trop. On dédramatise. C'est la vie, ça arrive à tout le monde, non?)

Pas moi. Pour moi, la job ça a toujours été 2\3 de mon temps (voire même de ma vie) donc, ça se DOIT d'être une passion. C'est la raison pour laquelle je me lève le matin (du moins, 5 jours sur 7... c'est non-négligeable). C'est la raison pour laquelle j'ai passé environs 15 ans sur les bancs d'école. La raison pour laquelle je me suis endetté, j'ai déménagé, je me suis donné plus que j'ai été payé... Bref, j'ai toujours vu le boulot comme faisant partie intégrante de « pourcentage bonheur ».

- Ça va pas? Ça va passer, c'est temporaire...
(C'est clair... ça va passer... la majorité du temps, je serai motivée... et ça va revenir momentanément... et ça va repartir...faut pas s’inquiéter)

Finalement, la job, c'est comme le soleil. Quand y s'est pas montré le bout du nez depuis longtemps on grogne. On en profite quand il est là. Quand y'en a trop on re-grogne. On est capable de vivre sans, y'a pas juste le soleil dans vie… mais avouez que la plupart d'entre-nous vivrait bien à l'année en dessous.

- Ça va pas? Tu te sens pas utile? Mets ton égo de côté!
- Mon égo?!? 
(Mommy, lit bien ce qui suit... je viens de découvrir Quelqu'un)

Ça sert à quoi travailler si ce n'est que pour la reconnaissance que ça rapporte?
Reconnaissance monétaire: le salaire.
Reconnaissance professionnelle: une promotion. Le fameux "J’vais tu faire ça toute sa vie". Ai-je la possibilité d’y trouver un avenir plus "grand" que celui que j'ai présentement?
Reconnaissance sociale: Pour tout ceux qui, après le "Comment ça va" poursuivent avec un éternel "Tu fais quoi dans la vie?" sinon le "Pis? À ta job?" (notez que dans le premier cas, même si plus subtile, on ne s'attend pas ici à ce que vous nous parliez de vos passe-temps, ni vos passions, encore moins de vos enfants,  ni même tout autres êtres chers d'ailleurs).
 
Tout ça pour dire que la Reconnaissance fait partie intégrante du Travail. Ce n'est pas une question d'égo VS d'humilité que de vouloir être reconnu. C'est une démarche nécessaire! Ce qui me manque en fait ce n'est pas tant la reconnaissance de ce que je vaux (je l'ai jamais vraiment eu anyway...) c'est plutôt la reconnaissance de qui je suis. Pas dans le sens « popularité-les-gens-me-connaissance ». Dans le sens de « ça fait des années que je fais ça, vous pouvez me faire confiance et vous le savez ».
L'humilité, en fait, c'est être capable de se voir tel que l'on est. De reconnaitre ce dont on est capable. Ou à l'inverse, ne pas donner d'importance à la reconnaissance d'autrui face à nous, ce n'est pas d'être humble, c'est de la sous-estime de soi ou de la modestie mal placée.
 
- Ça va pas?
- Wowoui… ça va!

Culture générale
Paul Ricoeur (philosophe français contemporain) parle du parcours de la reconnaissance où:
"Il pose les bases d’une nouvelle éthique, où la reconnaissance est "reconnaissance de la puissance d’agir de l’Autre. La reconnaissance est alors une condition nécessaire de l’agir."
"Mais qu’est-ce donc que la reconnaissance ? Il faut deux temps. Le premier est actif : nous pouvons reconnaître quelque chose, quelqu’un, etc. Reconnaître prend son sens dans l’action perceptive et cognitive que nous opérons. Là Ricoeur s’appuie sur l’ensemble des théories de la connaissance et notamment celle du siècle des lumières. Enfin, dans un second moment, reconnaître implique une passivité. Le soi demande à être reconnu. Il faut entendre une reconnaissance objective de nous-mêmes, de notre identité, de nos valeurs. A ce niveau, Ricoeur désigne sa recherche phénoménologique. Nous ne pouvons (re)connaître que si, nous-mêmes, nous sommes reconnus, c’est-à-dire désignés comme altérité"

Paul Ricoeur travaillait entre la linguistique et la psychanalyse. Cet homme travaillait à l'international, c'est sur!

lundi 27 février 2012

Comme à la petite école

INTRODUCTION:

Quand j'ai écrit ce qui suit (y'a pas très longtemps), j'avais un sourire en coin, je trouvais ça cocace... voire même rigolo le contraste. Aujourd'hui, le mood "c'est-don-beau-l'immersion-culturelle" s'est transformé en "maudit-pays-de-broche-donnez-moi-un-festival-quelqu'un". Ça arrive, c'est normal. 

Soyons raccord et profitons s'en pour souhaiter (et j'avoue, envier un tit peu) une superbe folie qui a probablement déjà commencée dans les bureaux du merveilleux festival REGARD sur le court métrage. Chicas, si vous saviez comment du haut de ma Cordillière, j'ai des grosses pensées pour vous. 

DÉVELOPPEMENT:

Après quelques années d’expérience en communication, je peux réalistement et humblement dire que je connais bien ce boulot. Je n’irais pas jusqu’à dire que je le fais les yeux fermés, les doigts dans l’nez, les pieds attachés ou utilisez toutes autres expressions corporelles weird qui vous plaira... vous comprenez le principe. Bref, tout ça pour dire que, quand on me parle de placements publicitaires, d’outils promotionnels ou de relations de presse, je sais de quoi il en retourne. Ou du moins, je croyais savoir. Faire une conférence de presse quand on connait les journalistes, c’est comme courir après les pigeons pour un enfant de 2 ans : c’est naturel. Bref, j’ai laissé mes belles grosses pantoufles chaudes et poilues chez-vous avec votre hiver québécois.
 
Ne pas connaitre les médias (encore moins ceux qui y travaillent), ce que les gens écoutent, les coûts des placements publicitaires, à quoi ressemble ton public, ceux que tu dois convaincre, les processus administratifs de l’organisation pour qui tu travailles… je continue? Finalement, retour à la case départ… je ne connais rien et je réapprends. Même si parfois jugé comme une experte, je suis redevenue verte.

Tranche de vie:
Ça fait deux semaines que je travaille sur la promotion / placements publicitaires pour mon partenaire local. J’essaie de négocier (c’est la partie que je préfère habituellement) :

MOI: J’aimerais connaître vos prix pour un mois de diffusion télé svp.
LUI: Euhhh... oui, je vous envoie ça par courriel à l’instant.

(Là, le fun commence en disant mon adresse courriel qui inclue « Lavoyé » — traduction personnelle qui fonctionne plus que le Lavoie originelle — je l’épelle, je le répète, et finis par prendre en note son courriel pour qu’ensuite il ait le mien par écrit.)

Deux jours et deux appels de suivi ont passé quand tu reçois un prix. (Pas une liste, pas un barème ni un document explicatif… UN prix) Alors tu rappelles, tu lui proposes moins cher, et la négociation se conclue rapidement par un simple : Euhhhh… ok!

L’histoire se répète avec les autres médias et ça y est, ton plan et ton budget est fait. Fière, tu prends tes précautions et avant de partir à la chasse-aux-contrats, tu te pares en demandant à la comptabilité quels documents justificatifs ils ont besoins. Pas conne la fille! Et le fun continue…

Les radios : Téléportation année 60. Une table, une console, un micro. Quelqu’un qui t’accueille (plus souvent qu’autrement l’animateur), qui va rédiger ton contrat en même temps que continuer son émission, il t’appelle « licenciada », te traite comme Harper le ferait avec la Reine d’Angleterre, avec beaucoup trop de protocole et de respect.

Les télés : Maison privée où le bureau de la secrétaire se transforme en élément de décor lorsqu’il est temps d’enregistrer les émissions locales. La pub de mon partenaire est de 50 secondes (WTF 50 secondes?!). Certains la passent telle quelle, d’autres l’ajuste sans broncher.

Une semaine a passée, tous les contrats en main, tout est réglé!

Wooooooo, pas si vite, la verte! La comptabilité t’annonce qu’il te faut des factures, ajoute des corrections à la moitié des contrats, bref, la chasse continue pour 2 autres belles journées…

Je pourrais continuer à décrire cette épopée mais à quoi bon. Vous avez le topo. C'est peut-être aussi compliqué parce que c’était ma première fois. Une amie me dit que c’est souvent le cas où l’administration te donne du fil à retordre pour te montrer que tu ne connais rien. Une genre «d’initiation-revanche-du-comptable ». Va savoir… mais c’est vrai que je connais rien!

Et au final, ça fait du bien de s’en rendre compte.

CONLUSION:

J’essaie pas de ré-écrire l’Alchimiste, ne vous méprenez pas. La hippie en Bolivie, en paix avec soi-même, qui apprend des leçons que la vie lui apporte, ça fera chui pas bouddha! Mais faut croire qu’à force de vivre seule, on finit par philosopher avec soi-même.

Tiens, en voilà une qui s'exprime mieux et décrit bien ma pensée... http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/343461/danser-pour-mieux-tomber

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Un autre tit lien pour conclure mon épopée au Carnaval d’Oruro. Pour ceux qui veulent pratiquer leur espagnol: http://elsistema.info/index.php?c=Cultura&articulo=Oruro-encabeza-ranking-mundial-de-carnavales&cat=355&pla=3&id_articulo=2923  

mardi 21 février 2012

Alors on danse

Leçon d’histoire 
Saviez-vous que le Carnaval (Carnaval avec un grand "C", je vous l'assure) est un phénomène généralisé? En fait, dans plusieurs pays latins (Brazil étant le plus connu), 40 jours avant Pâques, c'est là que ça se passe. Et j’ai eu trois jours fériés pour le fêter! Nos racines latines devraient servir un peu plus au Québec… vous croyez pas?
Oruro, el mejor Carnaval del mundo!
Et non, ce n’est pas Rio. L’an prochain Rio! Je pourrai alors comparer. Moments marquants du week-end :
·         On commence jeudi avec un party de bureau pour fêter « Comadres » (à traduire par une genre de « Fête des femmes »). Tranquille Messieurs, vous aviez la vôtre le jeudi précédent. Travailler à valoriser les droits des femmes, voilà où ça nous mène.

·         ELe lendemain, 8H de transport direction Oruro. Là-bas nous attend un plancher que l’on partagera à 6 pour se « reposer » pendant les trois jours qui suivent (parce que la Tia Virgen – Matante Virgen – doit maintenant se reposer à l’occasion… Faut croire que tout le monde vieillit).

·    Le samedi par contre (étant un de ces jours où La Matante est en feu) l’ensemble de son  estrade fini par être mon ami, on danse, on chante, on crie, on s’innonde avec de la mousse en cacannes, on porte des masques et des perruques, on s’intègre à la parade pour danser (encore et toujours), on emprunte des cymbales avec la fanfare (j’ai maintenant une attraction inexplicable pour les cymbales) pour jouer avec eux… et le dimanche, ça continue.

·    Le lundi on revient avec cellulaire et appareil photo (ce qui n'est pas toujours le cas), avec jeans en lambeaux, un gigantesque sourire au visage et les yeux qui peinent à s'ouvrir.

Et quand on croit que c’est fini...
Et bien, y’en a encore. Retour chez-nous, je n’ai plus de bouffe, plus de papier cul, plus de tops... Les magasins sont tous fermés et la ville s’est transformée en une guerre d’eau monumentale. Sortir? Mais vous êtes fous!
Ok, plus tard… c’est la fête à un  ami.
Te amo Bolivia, YA!

vendredi 10 février 2012

Houston, we've got a problem

Aerosur

Avion + Bolivie = Sois relax, parce que sinon, tu ne passeras pas au-travers! L’enregistrement peut prendre 2 heures comme 15 minutes. Dépendamment si t’es pressé ou non. Si ça prend juste 15 minutes, c’est un indice pour te dire « Grouille-toi le tchul! ». Même si ton heure de vol est dans 10 minutes et que tu ne vois pas le bout de la file d’attente, respire… ton vol n’est probablement (90% des chances) pas parti. Par exemple, la dernière fois, en lisant mon billet, j’ai pris mon heure d’arrivée pour mon heure de départ (un vol d’une demi-heure). Ça m’a pris 15 minutes, des portes de l’aéroport jusqu’à la porte de l’avion. J’étais pressée (sans le savoir).
Méfiez-vous! Les tableaux d’informations sont rarement mis à jour. Le tableau dit « Pré-embarquement » et  soudain passe à « Embarquement »? Personne n’a bougé autour de vous quand il change brusquement pour  « Décollage »? Une demi-heure s’est écoulée, et vous trouvez ça louche? Meilleure truc : ouvrez-les yeux et parlez à vos voisins. Toujours pas d’avion sur la piste? Pas de personnel à la porte? Ça reste des indices révélateurs pour savoir qu’est-ce qui se passe… ou plutôt, ce qui ne se passe pas.
Toujours prévoir une journée « tampon » lorsqu’on a dans son trajet un vol bolivien et une série d’autres vols ensuite. Annulations, retards, température instable changent régulièrement la donne. Conditions atténuantes, faut comprendre que décoller ou atterrir en plein chaine de montagnes ne doit pas être de tout repos. À Sucre, par exemple, apparemment que la piste est croche. Courte et croche! Pour « résoudre » le problème, ils forment les pilotes spécialement pour pouvoir atterrir sur cette piste. Corriger la piste directement?!? Bofff… L’humain est bien fait. Il peut s’adapter!

Toutes compagnies confondues

Dans les trois derniers aéroports que j’ai visité, j’ai vu quelqu’un s’évanouir… Signification particulière vous croyez?
Se retrouver seul dans son banc à trois, c’est comme d’être surclassé sans payer. Un vrai cadeau du ciel (quelle belle application de l’expression). On regarde ses voisins entassés avec un air moqueur, on s’étend vite fait de tout son long en prenant bien soin de disposer ses bagages non pas dans le compartiment supérieur mais bien au pied des trois bancs monopolisés.  
Ça fait toujours sourire lorsque l’hôtesse de l’air termine ses indications aux gens assis près des portes de secours avec « Débarrassez-vous des portes de secours seulement si je vous le dit ».
Toutes compagnies confondues, dans tous les aéroports, les anecdotes ne manquent pas. On a toujours un retard, une course folle, une nuit blanche dans des bancs pas confortables, un douanier qui fait du zèle… Finalement, en Bolivie ou ailleurs, prenons notre mal en patience et relaxons, c'est le seul moyen de passer au-travers.

Bipolaire à mes heures

Y’a deux jours, avant de m’endormir, petite récap’ rapide de ma dernière année…
Aparté : Dites-moi que ça vous arrive aussi de le faire à l’occasion, hein?
Donc, brève énumération des images qui me sont venus (en toute humilité…) Nouvelle-Calédonie, Australie, Bolivie, Surf, Snow, Escalade, Bains nordiques, Chalet, Hôtels, Maison, Massage, du Bois, un Lac, des Montagnes, Océan, des Shows à tonne, de l’Amour « pour la Pologne », ajoutez à cela deux-trois party de départ et d’arrivée et une petite gêne de continuer mon énumération (... désolé, j’ai jamais été très humble). Ce soir là, je m’auto suspecte d’avoir dormi avec le sourire.
Aujourd’hui (hier), genre de journée où on est malade (un petit rhume) et la vie s’écroule: on se terre sous les couvertures, sortir nous donne la nausée, les activités physiques ou la vie sociale, la diarrhée (ok, j’y suis allée pour la rime, mais j’exagère)... Bref, on feel pas, et la seule raison qu’on trouve pour justifier tout ça c’est : « Chu delllllement baaaaalade »!
En fait, sous le sceau de la confidence, c’est la raison pour laquelle je n'aime pas la solitude. On s’écoute trop! Toute seule avec soi-même, Mr Jekyll et Mr. Hyde discutent et s’emballent (et ces jours-ci, Dexter s’en mêle alors imaginez). C’est pas sain. Demain j’me reprends en main, promis! Mais pour l’instant, Mr. Hyde m’a enfermé chez moi.

Le demain en question c'est aujourd'hui... Un petit down momentanné ça arrive au meilleur d'entre-nous, non? Même France Beaudoin avec sa face pleine de sourire ne doit pas aimer tout le monde 24h sur 24, non?!?
Bon week-end les Voyous!  xx

mercredi 1 février 2012

Dexter VS Archie: Même combat

Le monde de Archie

POURQUOI le Bien est généralement symbolisé par une longue et soyeuse chevelure blonde tandis que le Mal a les yeux noirs, à moitié caché par de longs cheveux foncés? Absorbée par un autre Incontournable du Terrible-monde-des-séries-télé cette rivalité Blonde VS Brune, tout droit sortie d'une bande dessinée Archie, me saute soudainement aux yeux. Comme Betty, la blonde est douce, aimante, calme, posée, a souvent besoin d’aide parce que vierge et sans défense. La noire, Véronica, est vile, impulsive, malicieuse, effrontée, arrive toujours à ses fins… seule. Mais qui a donc inventé ce foutu stéréotype qui persiste encore et toujours?!? Pauvre Archie, déchiré entre ces deux nymphettes, tel un jeune padawan tiraillé entre le bien et le mal. Ami réalisateur masculin simple d’esprit (sans préjudice), un peu de respect pour ces coiffeurs qui se fendent le « tchul » à diversifier leur gamme de couleur tendance, un peu d’originalité bon yeu! (Et à cela, ils me répondront sûrement, « y’a la rousse aussi! »).

Le monde de Dexter

BREF, les deux dernières semaines je les ai passées avec Dexter. À l’heure actuelle, deuxième saison terminée. Connaissant le phénomène malsain qu’une série peut avoir sur la vie sociale ou la productivité quotidienne, je suis contente d’être à La Paz, loin du troisième coffret (que j'ai volontairement oublié), et changer d’air pour quelques jours.

Même hôtel qu’à mon arrivée, mes flashbacks me font sourire. L’excitation des premiers pas dans la ville s’est transformée car, quatre mois plus tard, j’ai l’impression d’avoir des repères. Des faux repères quand on y pense parce que se sentir « chez-soi » dans un endroit où on a mis les pieds que 4-5 jours, c’est franchement une fausse perception. Anyway, respirer l’air de la grand’ ville, c’est comme un baume qu’on prend à grande-bouffée-d’air-pas-pure. Ça fait du bien!

Le monde de mon p’tit nombril

Je reviens donc au point de départ  mais en ayant franchi au préalable l’étape « intégration ». C’est officielle, au boulot, j’ai passé l’étape de la Nouvelle, la Verte, la Padawan… appelez ça le nom que vous voulez, peu importe, le seul qui reste c’est la Viqui. On me donne du boulot, on me met en charge, on m’inclue dans les réunions, on me parle pas seulement par courtoisie, on m’invite à des activités « extra-oficina »… Je suis dans le jus et J’AIME ÇA! Enfin!!! (De toute façon, vous me connaissez…) En bref, mon petit nombril va comme suit :

-          Le travail, je comparerais à mon premier char : Tercel 1996 manuel 4 vitesses. Ça décolle très lentement mais pas nécessaire de la brusquer. Elle va finir par pogner la vitesse de croisière et faire des centaines de kilomètres sans que t’ai besoin de t’arrêter « tinquer ».

-          Février nous accueille avec le Carnaval (c.a.d. : 2 jours de week-end + 3 fériés). Beau petit trip en vue et d’ici là, gare aux balounes d’eau. À trois semaines de l’événement, j’ai déjà été la cible à deux reprises. J’vous garantis que j’me munie d’une arme d’ici la semaine prochaine. Ma vengeance sera terrible! Gare à la gringita, bambinos!

-          Sinon, d’autres comparses s’en iront bientôt alors, raison de plus pour profiter de tous les instants.

Bref, mon nombril est sec, pas toujours propre-propre, mais se porte à merveille. Alors, les voyous, j’attends toujours mes premiers visiteurs… D’ici là, je spot, je débroussaille, je m’émerveille en espérant pouvoir partager tout ça avec vous un de ces quatre.

2012, Faut la vivre toute crue!