La courbe de l’Expat
Nombreux sont les
artistes qui croient que la souffrance, le deuil, ou tout autre genre d’épreuve
existentielle obscure, sont moteurs à la création. Sans être en deuil et encore
moins une artiste, la Feu-travailleuse-culturelle que je suis s’est rapidement
rendue compte que quand je ne feel
pas, je n’écris pas. Pas de ma faute, rien ne vient. Que des petites trucs
beaucoup trop drabes pour que je partage. J’ai traversé un beau petit down d’un mois qui s’explique comme
suit : Phase de dépression. Rien de moins… Et pour ceux qui en doutent, M. Indian Samourai me l’a dit : http://www.indiansamourai.com/media/02/02/222358276.pdf
Ceux qui me connaisse
(bien ou moins bien) savent ou se doutent que Moi + Déprime = Pas si pire que
ça. Anyway, je ne m’attarderai pas
sur mes états d’âme bien longtemps car cette époque (de quelques jours) est
révolue maintenant. Regain d’énergie, de motivation, de sourire dans’ face,
qu’après coup, j’expliquerais ainsi : transition de la phase
« Voyage » à celle « On se pose ». Ou en d’autres termes, passer
de « Expérimentation-tout-est-une-découverte » à « Ok-maintenant-que-j’ai-vu-et-fait-ben-des-affaires-c’est-le-temps-que-j’arrête-de-m’étourdir-et-que-je-trouve-mon-rythme ».
À suivre.
Les courbes de l’Expat
Donc, en voyant ces
courbes prendre de l’ampleur (et pas juste sur le graphique… sur l’expat aussi)
je commence à danser. On aime! Ça implique une certaine routine et une certaine
énergie / sobriété. Bon. Même si « danser » est un bien grand mot
jusqu’à présent (une seule pratique de faite) mais j’ai quand même espoir que
j’arriverai à faire ceci http://www.youtube.com/watch?v=o07Zkwsz2OI&feature=related pour la Entrada
(défilé de deux jours) de Sucre en septembre prochain. À suivre.
Pour me donner une
chance d’être prête et participer à ce Carnaval-petite-échelle et danser 10hrs
en ligne, retour au gym oblige. On va les soigner ces courbes, me dis-je.
Séances de spinning depuis deux
semaines, portrait de la séance d’aujourd’hui :
Suant ma vie sur ce
vélo trop vieux pour mes fesses, l’entraineur qui, notons-le, n’est pas laid du
tout (boliviennement parlant… j’ai adapté mes critères depuis le temps) décide
d’entamer la discussion. Je le répète, suant à grosses gouttes sur mon guidon,
et comprenant par le fait même l’utilité d’avoir des sourcils, j’essaie de
trouver mon souffle entre deux coups de pédale pour répondre aux habituelles
questions. Un peu le même genre de timming
que quand le dentiste te parle et que t’as la gueule pleine d’outils bruyants.
Pas super moment mais bon. Discutons...
« Tu travailles ou? … Ça fait combien de temps que t’es ici? Connais-tu telle, telle personne? » Etc. Etc. Etc.
« Tu travailles ou? … Ça fait combien de temps que t’es ici? Connais-tu telle, telle personne? » Etc. Etc. Etc.
Questions auxquelles
j’ai répondu avec toute la misère du monde, tellement essoufflée qu’on aurait
pu compter « mille et un, mille et deux » entre chaque mot. Mais vu
ses jambes de cycliste, j’ai fait un effort. « Centro… … … Juana … … …
Azurduy » répondant à sa première question, et ainsi de suite. Il est
patient. Donc, parle, parle (lui), époumone, époumone (moi), bref ça va bon
train, jusqu’à ce que le cours finisse.
Pour clore les politesses, je demande : « Et ton nom, c’est…? »
Lui de répondre, tout sourire, « Sandro ».
Aaaaahhhh!! SANDRO, c**liss! Un autre sur la liste des Rejetés.
Pour clore les politesses, je demande : « Et ton nom, c’est…? »
Lui de répondre, tout sourire, « Sandro ».
Aaaaahhhh!! SANDRO, c**liss! Un autre sur la liste des Rejetés.
Revenant du gym,
souriant dans ma barbe en me disant « J’peux pas croire qu’il existe un
masculin à Sandra », c’est alors que je croise un nain. Avec tout mon autodiscipline
habituelle (aucune) je me surprends à rire à haute-voix d’autant plus que dans
ma tête, ça sonne « Oh my god, j’ai croisé un Bolinain ». Continuant
ma déambulation nocturne de plus en plus rigolote, j’entends un hippie et sa
guitare chantonner un air qui m’apparait familier. Quelques coins de rue plus
loin, j’allume…
« Quellllll
Calvairrrrrrrrrrrrrrrrrre, Calvairrrrrrrrrrrrrrrrrrrre,
Caaaaaaaalllvaiiiiiiirrrrrrre »
J’aime quand ma tête
me joue des tourrrrrrrrs.
Ma tête rêve à vous
depuis deux jourrrrrrrrrrs.
Et le prochain qui me
parle de plage, je le pète à mon retourrrrrrrrrr.