Encore en train de fouler le neuf. Mais au fond, tout est toujours flambant neuf. Quand aller au marché le week-end devient une expérience en soi… La dernière fois, j’me suis perdue. Perdue dans entre les montagnes d’ananas pis les cochons dépoilés. S’étonner devant les couleurs des bacs de piment broyé pis des 30 variétés de patates différentes. Bref, toujours en connaissance du pays, avec les yeux grands ouverts et le sourire fendu jusqu’aux sourcils.
Toujours est-il qu’encore dans le mood « On découvre du pays », je me promène aussitôt que j’en ai l’occasion. La fin de semaine dernière, je profite allègrement du congé de Pâques et me dirige vers Tarija, ville du vin (bolivien on s’entend! Rien à s’exciter le poil des jambes là). On arrive donc à destination, à quatre heures de la frontière argentine, après 15 heures de bus. À l’intérieur de cette nuit de transport, une heure après le départ, problème mécanique, on arrête (c’est à se demander si on avait vérifié quoi que ce soit avant de partir). On repart, sans avoir réglé quoi que ce soit. Trois heures après le départ, on ré-arrête. Le problème ne s’est pas réglé seul… Ben beau être Pâques, les miracles ne courent toujours pas les rues. Solution : on apprend qu’une camionnette partira de notre destination en notre direction et lorsqu’on la rencontrera, on réparera l’autobus. D’ici là, vitesse de croisière 30 km/h. Première épopée et on est même pas encore arrivée.
Je résumerai le reste, toujours dans l’optique que le blogue de voyage du type Je-raconte-tel-quel : destinations-souvenirs-achetés-quelques-photos-qui-accompagnent-le-tout… c’est plate. Si vous voulez voir, y’a qu’à venir.
En bref :- Loué un char;
- Première conduite bolivienne qui se passe sans anicroches – je comprend l’amour des chars des Saguenéens… Une voiture, c’est l’autonomie, voire un penchant vers la liberté (surtout quand il est loué!) – bref, m’ennuyais de conduire;
- Petite visite nocturne policière, à qui on offre gentiment une petite compensation monétaire pour nos « infractions » (tout aussi gentiment inventées pour arrondir les fins de mois des Mônsieurs) et on achète la paix;
- Route des vins (paysages plus que vins);
- Promenade. Sortie. Rencontres. Chaki (traduction familière de « lendemain de veille ») et retour… un autre repos bien mérité dans le 14 heures de bus pour revenir direction bercail.
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Ce soir (avant-hier), j’ai vécu un Moment! Vous savez, ces moments où le poil nous dresse et on se dit « C’que j’ai d’la chance d’être ici, à ce moment précis! ». (J’entends mes boliviens d’adoption dire « BON! Virg a encore vécue un Moment! »)
Rien de bien sorcier : J’ai passé la soirée au Saguenay, partagé une coupe de coupes avec de super amis, les ai écouté mais surtout regardé, encore le sourire fendu jusqu’aux sourcils. Comme si j’y étais! Et au final, un p’tit « salut », des gros « je t’aime » pis on se déconnecte… et l’affaire est ketchup. Pas d’ennuie, pas de larmes (pas même au singulier), pas de regrets. Juste un gros merci à Steeve Job pis sa gang qui, si je les avais à côté de moi, leur donnerais une belle claque dans l’dos d’encouragement qui voudrait dire « Come on les boys, on est pas loin de la téléportation! Encore 4-5 ans pis c’est dans la boîte. ». Mais en même temps, vous savez quoi? Comme probablement l’a fait ma Grand-mère à la vue de son premier micro-ondes : Pas sure la téléportation! J’me dis que le lieu géographique n’a rien à voir avec le plaisir d’interagir. Clairement que l’interaction, le toucher, la chaleur des chandelles, le chin chin réel… tout ça surpassent n’importe quelle webcam de ce monde, même haute définition. Mais d’un autre côté, ce que l’on cherche c’est quoi? Je ne m’émeus pas en me disant « Ah ce que le fjord me manque! » ou bien « Je paierais cher pour faire aller ma clotche dans les côtes de Chicoutimi-Nord ». Le Saguenay, pour moi, c’est vous. Et c’est ben pour dire hein, parce que sur plus ou moins une quinzaine de gens d’Oxfam-QC en Bolivie, y’en a le 2/3 qui vient du pays des bleuets.
____________Un vieux propriétaire de fin-fond-de-vignoble-artisanal m’a dit « Donde hay vino, hay amor ». Je ne suis peut-être pas tomber en amour dans ce vignoble, mais ça ne m’empêche pas d’être bien d’accord avec lui quand même.
____________Quand Qualité Motel, Avec pas d’casque et Lisa Leblanc te suivent jusqu’ici, il te faut quoi de plus, dites-moi…
Un show, me direz-vous? Ouais… La saison s’en vient en plus.
Vous en profiterez pour moi!!!
Avec amour,
Virgie Boy
Ma chère Virginie, salut !!
RépondreSupprimerTu as tellement raison. Le pire dans le fait d'être loin, c'est de manquer la fête de son amie qu'on aime tant, la confirmation de son filleul, de ne pas être présente pour sa mère malade... Heureusement qu'avec la technologie, je peux reconnaître mes neveux quand je les revois chaque été et voir le sourire de ma soeur...
Bientôt le Saguenay pour nous !! Mais avant, c'est le Saguenay qui vient à nous ! Ma mère et JC arrivent le 21 avril à Marseille pour 2 semaines !!
À suivre...
Un gros bec,
Cynthia