mercredi 7 décembre 2011

Décore ta vie

Feel like a women
Desfois, j’me pose sérieusement des questions sur ma féminité. Exemple actuel qui entraîne ce questionnement / Mise en contexte : Deux mois que je suis ici. Deux mois que j’ai des murs blancs. Deux mois que je me dis « Un peu de déco, ça ferait pas de tord ». Deux mois que je pense m’acheter des plantes, des coussins, des tits-gugusses-qui-s’empoussièrent. Bref, deux mois que le temps passe.  Et maintenant… TADAM!  Folle comme un balai, j’me sens soudainement un peu plus chez-moi. Ce que j’ai acheté? Des tables de chevets et… un BBQ!!!
Et de un
Premier départ qui arrive à grand pas. C’en est un pour moi aussi, mais je parle plutôt du départ définitif d’un déjà-bon-ami. Après deux mois ici, un coopérant s’en va. C’est pas le premier ni le dernier… les gens arrivent et partent, et ça fait partie de la game. Mais ça « fesse » je trouve. D’une part parce que lui et moi formons (à la blague, les filles, calmez-vous!) le-vieux-couple-de-célibataires. De deux, parce que moi je reste et que je réalise que j’ai pas finit d’en voir partir. Et de trois, ben… je l’aime bien moi ce Miguelito...  
J’vais faire des trecks avec qui maintenant?!? À la revoyure, nouveau voyou!
Prêt pas prêt
Les billets sont achetés (de Sucre à Bagot. Le gros luxe!). À mon arrivée, on va déjeuner! Préparez-vous à un Xième party d’arrivée/départ-à-la-Virg 2011. Ce sera le dernier avant un bout. J’vous laisser tranquille avec ça pour 2012, promis. Alors prenez note : Rendez-vous à Bagot le jeudi 22 décembre à 9H40.
Pour les intéressé(e)s, je commence à me booker alors organisez-moi si vous voulez me voir (Vous l’savez que j’adore ça!). Vous avez jusqu’au 2 janvier.
SALUD!
Pour le moment, je soigne mon rhume à grand coup de tisane sans ponce. Et je ne me gratte pas l’avant-jambe droite couverte de piqure de fourmi (7).
J’vous laisse là-dessus
« Les guerres éclatent un peu partout et nous on danse. »  Paroles de Galaxie
Même les « travailleurs humanitaires » le font. On fait notre part aussi pour l’indice de développement humain. http://hdr.undp.org/fr/devhumain/

mercredi 30 novembre 2011

De l'esprit et des fêtes

Santa quoi?
Ambiance des fêtes, zéro pis une barre! On commence à entrevoir quelques sapins de Noël dans certains endroits fréquentés par des touristes mais c’est tout (concrètement, 2 sapins et quart depuis deux semaine). Quel bonheur me direz-vous (quand on pense aux centres d’achats bondés de gens qui courent les cadeaux, de Pères Noël, de décorations et de cantiques)!
M’ennuyer du Saguenay… Moi?!? 
Le soleil de l’été qui s’annonce ne peut que m’enchanter, évidemment.
Être heureuse de vous retrouver pour les vacances de Noël… Tellement!!! Juste de penser que je pourrais passer ce temps seule avec moi-même ici, ça me fout le cafard. Ça vous donne un an pour planifier votre temps des fêtes de 2012 en Bolivie. C’est une période merveilleuse pour les visites, je vous l’assure (mais aucun argent remis! Au cas où vous feriez votre fine bouche...).

Alors, pour les trois semaines qui reste de mon 2011 bolivien, ce qui pourrait ressembler un peu à Noël ici c’est :
Party de bureau… Ce vendredi. Ça me stress vraiment.
De deux choses l’une : la  fameuse première impression. Ça fait pourtant deux mois que j’y travaille, je sais. La première impression officielle est faite. Mais vous savez comme moi que la première impression de party, c’est pas la même chose, avouez!
De deux, una fiesta boliviana, c’est quelque chose! Alcool qui coule à flot entre les coutumes du genre « quand-tu-te-fais-offrir-un-verre-tu-ne-dois-pas-refuser » et de « alcool-fort-typique-bolivien-de-toutes-sortes ». On me parle déjà d’initiation… Faut donc user de finesse et développer plusieurs stratégies pour s’en échapper subtilement, tout en étant présente, festive et dégênée. Le boulot c’est le boulot : contrôle et modération (sans commentaire pour « le boulot, c’est le boulot »… j’ai appris, c’est bon!) .

Vous avez lu?

http://www.ledevoir.com/societe/sante/337144/inegalites-sociales-mortelles-injustices

C'est exactement le mandat que s'est donner l'organisme pour lequel je travaille: diminuer les exclusions sociales. Les jeunes, les femmes, les indigenas (autochtones)... Ce sont tous des groupes exclus soit géographiquement, économiquement, politiquement... etc.

Je ne me doutais pas cependant que ces mêmes inégalités sont aussi flagrantes au Canada. Du moins, toujours intéressant de se le faire rappeler. Du coup, j'me dis: Pas besoin d'aller à l'autre bout du monde pour faire sa part. Moins exotique, on s'entend mais...
Et alors, j'me questionne: Est-ce qu'ici, parce que le besoin est plus généralisé, il est plus facile d'amener le changement? Parce qu'ici, le sentiment de communauté est plus fort? Mais d'un autre côté, les exclusions sont plus grandes? Va savoir... Comme j'ai dit à mommy à mon arrivée, je ré-apprends à penser...
On en fera pas une thèse tout de suite par contre...
Ciao les voyous!

samedi 26 novembre 2011

Transparence

Suis-je obligé d’écrire fréquemment? De remplir le blogue de n’importe quoi? De vous donner des nouvelles? Vous m’en donnez pas vraiment, en plus…  Allez, déniaisez-vous! Prouvez-moi que loin des  yeux loin du cœur, c’est de la bullshit…
Ça va faire deux mois que je suis partie la semaine prochaine. Pas hâte de voir dans deux ans!

Sans rancune les voyous.

mardi 22 novembre 2011

Question de perception

Entre l’auto-censure et le trop plein, j’essaie de faire la part des choses et ce, sans jamais nommer qui ou quoi que ce soit. Publication web oblige...

Appeler-le travail humanitaire, aide humanitaire, développement international, ou faites n’importe quelle variations sur le même thème… ce genre de mandat amène souvent à la désillusion. De un, comme m’a fait réaliser un ami l’autre jour, que veut réellement dire « développement international » ? C’est un sacré mandat qui veut pas dire grand-chose : développer l’international! Le fait est que, on a un métier, une expertise quelconque, admin., gestion, ressources humaines, communication, etc… on arrive ici et essaie de partager ces connaissances et d’en faire profiter les autres via l’organisation pour laquelle on travail. 

En fait, si je n’étais pas là, ce que je fais, personne d’autre ne le ferait (du moins cette année). Right… Mais who care?!? Personne n’en mourrait. J’suis pas en train de distribuer de la bouffe à des affamés non plus. Faut être médecin pour sauver des vies, pas conseillère en communication.
Les mères Theresa qui arrivent en pays étranger en ayant comme objectif la Justice, l’Équité ou voire même Combattre la pauvreté… Ces sauveurs-de-monde ne peuvent qu’être déçus avec de telles attentes. Loosing hope is easy, chantait Jack Johnson… C’est selon moi, le plus grand but que je peux me fixer: garder espoir!
Mais, avis à ces désillusionnés, l’espoir ne repose pas sur nos actions, l’espoir repose sur notre perception. Je ne suis qu’une actrice de soutien dans ce film série B… et heureusement. Si j’étais l’actrice principale il n’y aurait pas de suite parce qu’on finit inévitablement par s’en aller.
C’est une discussion fréquente ici, tout ça… Ce qu’on fait. Pourquoi on le fait. La possible désillusion face à la réalité des choses VS nos attentes. Ça peut devenir blasant comme discours. Il faut se méfier de la mince distinction qu’il y a entre apprendre de l’expérience des autres et se laisser influencer par elle. Je le répète et en ferai mon mantra s'il faut: tout est une question de perception. Tu viens pour changer le monde, t’es déçu. Tu viens pour rencontrer, découvrir, partager … t’as plus de chance de repartir satisfait.

Et moi, j’suis comment? Aujourd’hui, ça va mieux…
La lune de miel est finie? Mettons qu'on a eu notre première chicane mais y'a toujours de l'amour dans l'air...
AVIS AUX VOYOUS : Dans exactement un mois jour pour jour, j’arriverai à Bagot pour profiter du seul petit deux semaines en sol saguenéen que j’aurai d’ici octobre 2013. Qui va en profiter avec moi?

vendredi 18 novembre 2011

Dur comme du roc

Plus le temps passé, moins je vois l’intérêt de vous raconter mon week-end dernier. Mais au fond, qu’est-ce que vous vous en foutez que ce soit de moins en moins d’actualité. Je n’ai qu’à dire que je viens d’arriver, que ce n’était pas le week-end dernier mais bien hier, que je suis toujours raquée, que mon sac-à-dos est maintenant une extension de moi même…
 J’crois que c’est bon.  Revenue dans’l’ mood. Alors commençons :
Tout juste revenue d’un treck de trois jours perdue en pleine Cordillère, j’ai mal à ’ vie, comme on dit. Mon corps est dur comme cette fameuse Cordillère et j’aurais juste le goût de repartir. Un trip merveilleux, bref.
·         Avec nos gigantesques sac-à-dos d’au moins trente livres chaque, Miguel et moi on part, accompagnés d’une huitaine de touristes, d’un guide et d’un entertainer  (l’entertainer étant un bénévole british de la compagnie de trekking).
Aparté : Quand on y pense, sac-à-dos pourrait vraiment être un mot espagnol, non? Sacado…? Anyway. En trois jours, le sacado devient de moins en moins lourd. Le corps s’habitue, s’endurcit et finit par tolérer.

·         Les descentes sont aussi éprouvantes que les montées. En trois jours, on a : foulé des routes tout droit sorties de ce qu’on imagine de la Gaule d’Astérix, du sable, du gazon, des roches, traversés des ponts, une rivière.

·         En trois jours, on a pu : voir des paysages incroyables, se penser les rois du monde, se trouver loin de sa mère, se rafraîchir dans une chute,  se faire réveiller par des ânes qui gueulent, boire UNE bière (!!!), contourner un taureau dans le chemin, voir des traces de dinosaures, camper sur une plage avec un ciel plus qu’étoilé où les mouches à feu ajoutait une touche de perséides, tout en se trempant l’chul dans des eaux thermales naturelles.

·         Retour debout dans une boîte de truck. Trois heures de route avant de ré-atterrir dans sa « vie normale ». Papa, maman, j’avoue m’être assise sur le toit du truck avec les guides pendant le voyage, question de voir les précipices encore plus impressionnants... MA-LA-DE!
Aparté no. 2 : Vous voyez bien que l’expression « vie normale » aura toujours le sens qu’on lui donne. Avant j’haïssais cette expression. Maintenant, ça me fait sourire, j’avoue. Même si la mienne m’a toujours plu, elle a désormais petite touche d’exotisme qui m’enchante.
Alors on se prépare pour un autre week-end?
Pour une autre version plus "officielle" du trek et beaucoup, beaucoup de photos, visitez: http://lesskipassent.blogspot.com/



Salut les voyous!

mercredi 9 novembre 2011

Maudites comparaisons

Ici versus chez-nous

Voyez, j'me suis toujours pas approprié le "chez-nous" de la Bolivie.
J'sais pas pourquoi on a toujours besoin de ces références. "Ça ressemble à X", "C'est pas comme Y"... Qu'on peut pas simplement s'ouvrir, sans faire d'éternelles comparaisons avec ce qu'on a vécu. Sécurité? sûrement. Le "c'est comme" m'énerve, je crois. Je ne ferai donc pas dans la comparaison...

Chez-nous

C'est en voyant les capsules de 175 NORD que je pense à vous. Si j'avais voulu mettre en lumière, ou plutôt, sur un piedestal comme plusieurs personnes qui font vivre le milieu culturel du Saguenay - Lac le mérite, j'aurais fait ces capsules. Tel quel! Rien à dire. Je les regarde et je m'émeus. J'vous trouve beaux. Je me nostalgise un brin. Je suis fière. Fière d'avoir croisé votre chemin et d'avoir participé un tant soit peu (juste 10 ans ;) à vous faire rayonner.

Pour ceux qui connaissent pas, ça vaut le coup: http://vimeo.com/31740110

Ici...

Ici, les amis, c'est comme la famille. T'es choisis pas tant que ça, mais quand ça fit, vous êtes proches en cr*ss.

Ici, la culture est synonyme de traditions.

Ici, y'a de l'espoir. Au travail, on a pas l'impression de changer le monde mais de mettre notre grain de sel dans un avenir qui se construit, se construisait déjà, et se contruira après notre départ.

Ici, l'argent ne fait pas le bonheur. Pas vraiment de place à la négociation, si t'es pas content, tu vas ailleur. On se rend compte qu'on a une mentalité de rentabilité presque innée. On comprend pas trop pourquoi tous les vendeurs de bijoux, de légumes, les pharmacies, les avocats, les salons d'esthétique, les magasins de vêtements, voir même de pièces de char... ils s'installent tous côte à côte. Même créneau, même rue!

Ici, on peut passer des heures à discuter pour le choix d'un mot. Consensus oblige. Prendre le temps que tous le monde soit d'accord avant de faire un pas. Socialisme? Communautarisme? ou tout simplement lenteur? Françoise David, éclaire-nous!

Ici faut chercher pour trouver. LE bon pain. LA bonne viande. LA bonne bouteille. LE bon café... (toujours pas trouvé pour LE fromage)
 
Ici, on partage le taxi. 4 bolivianos par personne par "run" (soit plus ou moins 60 sous CAN). Avant d'embarquer, dites au chauffeur votre destination et il vous accordera le droit d'entrer ou non, selon son bon vouloir. (quand j'vous dit que la mentalité de rentabilité... zéro pis une barre) Ah! Et ne vous surprenez pas à avoir une femme qui change la couche de son bébé sur le siège avant (histoire vécu d'hier matin avant mon premier café matinal). Mais on peut embarquer beaucoup dans un taxi, croyez-moi!

Ici, c'est pas coke ni pepsi... c'est fanta! (Belle image assez simpliste pour dire que c'est pas blanc, pas noir... En fait, c'est basané ;)
 
Mr Hyde redevient Dr. Jekyll
 
Ce week-end, pas de party, pas d'abus... nature, soleil et air pur. Je me transforme en sportive. Trois jours de treck... j'vous en reparlerai peut-être. Si j'en reviens vivante.
 
Ah! J'ai pas mentionné le fait que le week-end dernier, je suis sorti dans une discothèque qui s'appelle Mooy
(à prononcer Mouille). J'en dit pas plus...
 
Ciao les Voyous! xx
 
 

lundi 7 novembre 2011

Girls with balls

Un petit peu de « Onnnnn »
Après m’être tapé deux saisons de la série “Weeds” en un temps record (satanée série!)... Vous savez, ce genre de moments où chacune des épisodes sont entrecoupées de « Faudrait bien que je fasse quelque chose… » ou de « Me semble que ça fait longtemps que j’ai pas publier de billet sur le blogue… Bof, plus tard. J’ai rien à dire. » En essayant de dormir sur les dernières intrigues de la série, je pense à mon petit journal que j’ai traîné en Nouvelle-Calédonie l’été dernier. Le ressortir, juste pour voir. Extrait du 26 juillet 2011 :
« … j’ai décidé d’enfin mettre à exécution le rêve que je convoite depuis longtemps : je pars travailler à l’étranger et j’assumerai tout ce qu’entraîne une telle décision. Bon, ça y est, c’est écrit et les écrits restent alors… »
J’ai jamais si bien dit.

Un soupçon de quotidien
Bref, premier mois de boulot:
Lire. Planifier. Observer. S’apercevoir d’un problème. Essayer une solution.  Attendre de voir les résultats. Trop long. Se démotiver pour l’instant d’un moment. Manger une pointe de gâteau que sa collègue de travail gentiment cuisiné durant le week-end. Se remotiver. Trouver une autre solution. Développer d’autres outils. Se rappeler que si ça première démarche avait fonctionnée, ce serait tellement simple. Reperdre un peu de motivation. Aller dîner (de 12h30 à 14h30). Retrouver son « pep » de départ. Continuer à développer ses outils « plan B » du matin. Les terminer. Se demander s’ils serviront. Essayer de séduire la secrétaire pour  retenter la solution 1. Reviens bredouille. Tête-à-tête avec son esprit d’initiative. Planifie autres choses. Trouve d’autres avenues possibles pour atteindre le premier objectif. Rencontre remise au lendemain.
En résumé :
1.       Motivation
2.       Initiative
3.       Séduire la secrétaire ;)

En rafale 
Dans le dernier épisode de la série, j’entends : There’s no guys for girls with balls.
D’la m*rde! Ça l’air qu’il faut garder espoir dans’vie. La preuve, le maire Tremblay perd des électeurs.
Aussi entendu aujourd’hui : « Les blogues, c’est des graffitis avec de la ponctuation »… j’aime.
Aidez-moi les voyous. Vous vous savoir quoi au juste?!? J’ai de moins en moins d’inspiration….

xx