mercredi 9 novembre 2011

Maudites comparaisons

Ici versus chez-nous

Voyez, j'me suis toujours pas approprié le "chez-nous" de la Bolivie.
J'sais pas pourquoi on a toujours besoin de ces références. "Ça ressemble à X", "C'est pas comme Y"... Qu'on peut pas simplement s'ouvrir, sans faire d'éternelles comparaisons avec ce qu'on a vécu. Sécurité? sûrement. Le "c'est comme" m'énerve, je crois. Je ne ferai donc pas dans la comparaison...

Chez-nous

C'est en voyant les capsules de 175 NORD que je pense à vous. Si j'avais voulu mettre en lumière, ou plutôt, sur un piedestal comme plusieurs personnes qui font vivre le milieu culturel du Saguenay - Lac le mérite, j'aurais fait ces capsules. Tel quel! Rien à dire. Je les regarde et je m'émeus. J'vous trouve beaux. Je me nostalgise un brin. Je suis fière. Fière d'avoir croisé votre chemin et d'avoir participé un tant soit peu (juste 10 ans ;) à vous faire rayonner.

Pour ceux qui connaissent pas, ça vaut le coup: http://vimeo.com/31740110

Ici...

Ici, les amis, c'est comme la famille. T'es choisis pas tant que ça, mais quand ça fit, vous êtes proches en cr*ss.

Ici, la culture est synonyme de traditions.

Ici, y'a de l'espoir. Au travail, on a pas l'impression de changer le monde mais de mettre notre grain de sel dans un avenir qui se construit, se construisait déjà, et se contruira après notre départ.

Ici, l'argent ne fait pas le bonheur. Pas vraiment de place à la négociation, si t'es pas content, tu vas ailleur. On se rend compte qu'on a une mentalité de rentabilité presque innée. On comprend pas trop pourquoi tous les vendeurs de bijoux, de légumes, les pharmacies, les avocats, les salons d'esthétique, les magasins de vêtements, voir même de pièces de char... ils s'installent tous côte à côte. Même créneau, même rue!

Ici, on peut passer des heures à discuter pour le choix d'un mot. Consensus oblige. Prendre le temps que tous le monde soit d'accord avant de faire un pas. Socialisme? Communautarisme? ou tout simplement lenteur? Françoise David, éclaire-nous!

Ici faut chercher pour trouver. LE bon pain. LA bonne viande. LA bonne bouteille. LE bon café... (toujours pas trouvé pour LE fromage)
 
Ici, on partage le taxi. 4 bolivianos par personne par "run" (soit plus ou moins 60 sous CAN). Avant d'embarquer, dites au chauffeur votre destination et il vous accordera le droit d'entrer ou non, selon son bon vouloir. (quand j'vous dit que la mentalité de rentabilité... zéro pis une barre) Ah! Et ne vous surprenez pas à avoir une femme qui change la couche de son bébé sur le siège avant (histoire vécu d'hier matin avant mon premier café matinal). Mais on peut embarquer beaucoup dans un taxi, croyez-moi!

Ici, c'est pas coke ni pepsi... c'est fanta! (Belle image assez simpliste pour dire que c'est pas blanc, pas noir... En fait, c'est basané ;)
 
Mr Hyde redevient Dr. Jekyll
 
Ce week-end, pas de party, pas d'abus... nature, soleil et air pur. Je me transforme en sportive. Trois jours de treck... j'vous en reparlerai peut-être. Si j'en reviens vivante.
 
Ah! J'ai pas mentionné le fait que le week-end dernier, je suis sorti dans une discothèque qui s'appelle Mooy
(à prononcer Mouille). J'en dit pas plus...
 
Ciao les Voyous! xx
 
 

2 commentaires:

  1. LA disothèque mouille et t'en dis pas plus m'intrigue un peu trop...as tu mangé du gruau?
    Besitos chica!

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  2. Hahahahaaaa! T'as repris mon petit nom doux! ;)

    Nope... pas de gruau. Le nom du bar a juste inspiré des mooves de danse. Dommage, non?
    xxx

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