mardi 3 juillet 2012

Actualité et affaires de cœur

Bonjour la police!
 

Petite note d'actualité: La semaine dernière, les policiers boliviens étaient en grève pour, évidemment, que le gouvernement améliore leurs conditions de travail. Jamais eu grande compassion pour les "maudites" polices, mais j'ai appris quelques trucs durant cette grève. Les policiers d'ici, en plus de gagner un salaire médiocre, doivent s'acheter leur propre uniforme, voire même leur arme (Ahhh, c'est donc pour ça que j'ai vu des gilets pare-balles en vente au marché!). C'est d'ailleurs pour cette raison que plusieurs d'entre-eux n’ont que la matraque (moins cher). Un petit bonus en dessous de la table leur permette d’augmenter leur salaire de crève-faim, et nous, de toujours avoir un plan B pour contrer les lois en vigueur (que j'ai d'ailleurs pu expérimenter lors d’une certaine nuit à dormir dans une voiture louée... promis maman, je ne le referai plus). Le temps d'une grève, les banques étaient fermées (Absence de surveillance policière oblige, et les agents de sécurité privés non pas le port d'arme réglementé alors...). En guise de menace, les policiers ont fait savoir au gouvernement que s’il ne voulait pas négocier, ils allaient ouvrir les portes de la prison nationale à Sucre (mon voisin de deux coins de rue) et libérer les détenus (déjà mis en pratique, apparemment!). Deux jours plus tard, le conflit était réglé. Fiou!



Ma vie est un film de fille
(Ou Romantico-moucheton una vez mas)
 

C'est à mes dépend qu'au fil des jours, je me rends compte que je tombe systématiquement en amour au quotidien. Une rue traversée mille fois, à la mille-et-unième fois, un rayon de lumière la traverse et poum... mon cœur s'emballe; un danseur de Caporal qui sourit et met une pincée d'énergie de plus que les autres et Poum... je suis hypnotisée et double ma concentration pour ne pas perdre pied (j'ai ma fierté!); je fais mes courses du dimanche, direction marché central, rigole avec la vendeuse qui essaie de pousser le bouchon de la moins-en-moins-naïve-gringuita en essayant de me vendre 2 douzaines de mandarines pour un prix de fou, revenant avec mon unique douzaine, tout sourire de l'avoir payé 2 piasses et demi et d'avoir fini par discuter une demie heure avec la marchande, qui, je crois, ne me reconnaitra jamais malgré mes visites hebdomadaires, Re-Poum.
 
Mon "POUM" d'aujourd'hui, je le dois à ce "Touriste à domicile" (que je ne crois pas connaître mais suis assurée que si l'on se donnerait la peine, on trouverait sûrement un quelconque lien de la fesse droite ou gauche), qui prouve que la découverte et le voyage n'a rien à voir avec le prix d'un billet d'avion. À lire, l’ensemble de ses billets: http://www.mauvaiseherbe.ca/2012/06/18/touriste-a-domicile-2/


Pourquoi se taire quand on peut parler météo

J'ai essayé de fouillé sur la fonction sociale de parler météo, mais sans grands résultats (du moins, dans la grande et trop souvent sans profondeur bibliothèque des interwebs). Un seul mini texte qui sort un peu des textes d'humeur de magazine féminin http://www.reforme.net/une/societe/temps-quil-fait. Si le cœur vous en dit et vous trouvez quelque chose d'intéressant, faites-le moi savoir...

Tout ça pour dire que c'est l'hiver ici, bon yeu! Et que depuis quelques semaines, TOUTES mes journées sont teintées d'innombrables "Hace frio, no?". Oui, il fait froid! Mais qu’à l'intérieur. Il fait tellement froid dans les bureaux que nous travaillons avec gants sans doigts (question de garder le moindrement d'aisance à écrire sur nos claviers), de manteau d'hiver (d'hiver bolivien, on s'entend) et de foulard d'alpaca (qui s'approche beaucoup plus de la couverte que du foulard). Et sachez que sans ses épaisseurs, c'est vrai qu'on est plus beau. C'est probablement la raison pour laquelle on en fait tant état dans les magazines féminins. La preuve: essayez de marcher congelé décontracté! C'est comme atchoumer les yeux ouverts. Un tour de force!

Bref, parler météo a sans contredit une fonction sociale. Quoi de plus simple que de rentrer en contact avec n'importe qui avec un sujet de discussion aussi futile. C'est pas comme si tu entrais vraiment en contact avec ton interlocuteur non plus. J'ai jamais entendu quelqu'un se confier après un "ça va". Ou plutôt, les rares fois où on m'a réellement compté ses états d'âme après un simple "ça va" de courtoisie je me suis tout de suite dit "Ah mon dieu, la lourde!". Alors voilà, ceci étant dit, j'en viens au fait. Quand vous étalez votre beau soleil dans vos statuts facebook, la fonction sociale se transforme en une envie violente de se baigner dans un lac. Et c'est alors que je me dis "Ah mon dieux, qu'ils sont lourds!". La prochaine fois que vous vous baignerez allégrement dans un lac aussi grand que la mer, une petite pensée pour moi emmitouflée comme un ours s'impose.


Caporal (la suite…)

J'ai oublié de préciser dans mon dernier texte...  J'ai bel et bien commencé à danser et j'ai de plus en plus la certitude d'être prête pour la Entrada de Sucre (défilé, parade ou mini-carnaval, traduisez ça comme vous voulez). Ce que j'ai omis de dire c'est que je ne porterai pas la jupette et ne me dandinerai pas comme le font les jolies demoiselles. Regardez plutôt les hommes... Je suis une "Macha Caporal": Femme qui danse comme les hommes. Je re-post le vidéo http://www.youtube.com/watch?v=o07Zkwsz2OI&feature=related
J'ai comme l'impression que ça ne vous étonne pas une miette...




À la revoyure les voyous!
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