vendredi 13 juillet 2012

Organisatrice d'événements

Y’a à peine une semaine, on me charge de coordonner une série d’activités pour festoyer l’anniversaire de naissance de la guerrière et héroïne de la guerre de l’indépendance hispano-bolivienne, Juana Azurduy. L’organisme avec qui je travaille, soit dit en passant, porte fièrement son nom alors participation institutionnelle oblige... Trois petites activités en trois jours. On a déjà vu pire!

Ce matin, présentation d’un livre publié en collaboration avec la Ville de Sucre. Dès le départ, je crois que c’est universel, une activité faite en collaboration avec peu importe quelle instance gouvernementale comporte toujours son lot de problèmes et de complications. Les nôtres ont commencés hier, lorsque l’on a reçu une invitation émise par ce même « municipio » à une conférence de presse, (même heure, porte d’à-côté) pour annoncer la publication d’une revue mettant à l’honneur la même héroïne. BRA-VO. Après quelques coups de fil, on finit par annoncer au département de la Culture que celui des Communications avait programmé deux trucs en simultannés. Je vous épargne les détails…
Ce matin, en terminant (« terminer » voulant dire qu’il ne restait que la table d’accueil à setter, le son, pendant que le serveur de vin manque à l’appel et la responsable de la Ville est partie à course chercher la seule chose dont elle devait s'occupper et qu’elle avait oublié : l’ordinateur pour la projection)... je disais donc, terminant de monter la salle une demie heure avant la dite activité (pas de panique, c’est nowmal! Dans ce genre de situation, si tu passes au-travers, c’est que t’es né pour l’événementiel je crois ou en d’autres termes, capacité extrême à gérer ton stress.) les gens improvisent, disparaissent, certains ont l’esprit d’initiative, d’autres panique et essaie de régler des problèmes inventés. Ben intéressant, finalement! En tout cas, moi ça m’amuse.

Faits cocasses de la matinée :

-          Un serveur qui disparait (y’en avait juste un) ;

-          Une table au soleil qui fait cuire les livres ;

-         Obstination avec une vieille dame qui EXIGE un exemplaire sans comprendre qu’ils sont réservés aux médias… J’ai fini par céder ;

-          Allez recruter soit même une gang de journalistes l’autre bord de la rue, occupés à couvrir une « rencontre de cuisiniers »;

-          Réquisitionner un lutrin sans savoir le mot (on s’est heureusement pas rendu au mime);

-          Me reste demain…

Cool non!?!
J’peux plus m’en cacher … je pense que j’suis fait pour ça.

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